Ne pas fermer la porte. Ne pas fermer définitivement ma porte. Ne pas geler ma vie la. Laisser les larmes couler. Ne pas se cacher derrière des mots. J’écoute en boucle l’ouverture de « La force du destin » de Verdi. Huit minutes treize secondes. Musique létale sans arriver à en changer. Le temps me glisse entre les doigts. Les jours et les nuits passent infernaux. Je dors en tranche de quatre heures entrecoupées de rêves dont les traces me donnent un goût de sable dans la bouche et me laisse le corps étreint comme dans des douves.
Tout cela me jette nez à nez avec ces choses de la vie que je déteste. Trahison, haine, culpabilité, violence, mépris. Tout cela remue aussi tant de mon histoire. J’essaye d’apaiser tant et trop de blessures à la fois. Accepter l’idée à défaut d’en supporter l’émotion. Assise la sur le canapé, je regarde la pluie tomber, j’attends la neige qui ne va pas tarder à arriver. Après les arbres en feuilles. Ca c’est trop loin, trop vague.
Et puis de temps à autre un courrier, une voix qui apaise au téléphone, des bras autour de soi. Toutes ces choses qui me confirment qu’en matière de sentiments, rien ici bas ne sépare les meilleurs des pires. Redoutable et douce re-découverte.
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Sophie, la pluie, la neige puis tu reverras bientot la nature renaitre, reprendre ses droits, comme pour ta vie, il faut laisser doucement s’échapper de ton coeur tous ses sentiments, ses émotions partagées avec elle et laisser un chance à de nouvelles émotions entrées, doucement faire un place à « un nouvel amour »… ne t’enferme surtout pas avec tout se mal qui te ronge en ce moment… laisses le vent tout emporter, laisses tes larmes couler… partage ton chagrin pour qu’il soit moins lourd mais aussi pour avancer… toujours avancer… meme si pour le moment tu ne sais pas encore vers quoi… nous on reste là et on attend le jour où tu nous annonceras que ta vie prend avec nouveau départ avec une jeune dame qui aura su apprivoisé ton coeur, baisser tes défenses… et que tu aimeras encore plus… çà arrivera, laisses toi du temps mais ne baisses pas les bras… et surtout ne te refermes pas sur toi meme…. laisses tous les mots (maux) sortir et tu verras qu’un jour tu te réveilleras et que tu iras déjà un peu mieux. Je pense fort à toi. Ici tu as des amies bloggueuses qui sont toutes derrière toi. Amicalement.
VEILLE
Je suis en état de veille. Phare au milieu des flots, balise, raie de lumière tournoyant. Corne de brume. Je suis là, posée, attentive, sans autre but que de rassurer celle perdue dans tout ce noir, entre le ciel et l’eau, lorsque les deux se mélangent pour ne plus faire qu’une même chape, chape qui engloutit, chape qui noie mais empêche l’oubli. Je suis là, fidèle, sereine pour n’être qu’un point de calcul sur les routes multiples et les incessants passages. Une latitude croisée à une longitude pour donner un sens, une direction, permettre les départs, sécuriser les arrivées. Avec moi, rien ne doit se perdre. Je suis en état de veille.
Je suis en état de veille. Petits cailloux sur le bord de la route bien plus sûrs que ces miettes qu’on disperse et que les oiseaux, gourmands, dévorent. Je suis solide. Minérale. Une roche en tout petits morceaux bien plus utiles épars que groupés. Je ne heurte pas. Je guide, douceur de la main, rondeurs. Je laisse aller de l’avant ceux qui s’élancent en leur offrant ce lien avec ce qu’ils ont toujours été. En leur permettant s’ils le désirent, de rebrousser chemin, je leur donne ce courage d’abandonner derrière eux leurs entraves. Je ne m’inquiète pas. Je sais qu’ils ne reviendront pas et un jour, le caillou restera dans la poche. Je suis en état de veille.
Je suis en état de veille. Et j’écoute, sonar, les plaintes et les perditions. Je renvoie l’écho qui murmure : tout va bien ; tout va bien…la mer est grande et vaste, parfois froide et sauvage, mais toujours mon message passe : tout va bien ; tout va bien…tu peux l’entendre malgré le vent parce qu’il vient de bien plus loin, du plus profond, de la vie.
Je suis en état de veille : tout va bien ; tout va bien.
penser des mots
penser des maux
panser des mots
panser des maux
dans tous les cas ca prend du temps et puis 4h10 c’est déjà un bon début !
arghhhhh tu as vu comme tu es là, tu me places dans une situation super délicate, non parce que je la connais my blue ti, elle est en peine de pas pouvoir te prêter ses touches pour t’aider à te perdre dans des équations de folie …
me v’là donc en cours de rattrapage de tricot pour lui concocter un p’ti col roulé pour qu’elle arrive pas toute buggante entre tes mains …
comment vais-je pouvoir impressionner the chief moi maintenant, hein?… je te le demande … non parce bon déjà que diviser un par quatre (ou est-ce l’inverse ??) me demande trois quart d’heure de surchauffe cérébrale, les yeux au ciel, la bouche ouverte bavouillant légèrement sur le bureau, et que forcément pour me faciliter la tâche je bosse dans un bel open space de m…. hein tu commences à cerner le problème, c’est pas gagné, déjà que c’était limite, mais bon là je m’égares…
ah oui, un bonheur n’arrivant pas seule my blue ti m’a du coup posé un ultimatum, non parce que tu commences à me connaître un peu, moi je veux bien te la laisser un peu, mais après fini les vacances à se faire bichonner, j’ai été super claire, elle revient directos se faire taper de la touche par mes grosses patounes.
mais que nenni qu’elle m’a répondu, je serais dans le pays de la liberté, des stars de ciné, du rêve … je m’en vais vivre l’american way life loin de ta tyrannie, au moins là-bas je ne serais plus frappée pour que dalle m’a-t-elle dit la bougresse je m’en vais multiplier des dollars moi madame! (la prétentieuse j’te jure)
terrassée que j’étais, mais pas abattue, bon je crois qu’au final je me suis quand même fait avoir, mais la vérité c’est parce que je le veux bien, hein … ouais je suis d’accord l’essentiel c’est d’en être persuadée…
la condition sine qua non de my blue ti fut que je te tienne compagnie pendant son voyage, donc me revl’a au café … maintenant reste à trouver de quoi qu’on va se causer … dieu c’est fait … le quart sans calculatrice ça va pas le faire … bon ben je crois que là y a pas le choix je vais devoir m’y atteler à ‘la révolte des nus pieds en Basse Normandie de 1634 à 1636′.
pfff … grande inspiration, no stress, je peux le faire, allez, google est mon ami, wiki est ma vie, ça va le faire …
bon ben il était une fois en Normandie, il y a fort fort longtemps, des habitants aisés qui ont gueulés parce que ben un méchant roi voulait leur prendre tout leur argent parce que les caisses étaient vides (attends c’est pas le résumé du 20 heures, ça … oups je crois que j’ai mélangé les fiches … ouf non fausse alerte, aujourd’hui, le gentil nain il paie les habitants aisés pour qu’ils restent en france, les caisses elles elles sont toujours vides par contre …) et ben ni une ni deux (parce que bon le normand en ce temps y connaissait pas le peut-être ben que oui peut-être ben que non), le normand d’antan donc, il s’est fâché tout rouge parce qu’on lui piquait son privilège de quart-bouillon (OUI oui OUI, victoire !!!!!! c’est là que tout se rejoint, on retrouve notre quart de départ, yes!) … bon my blue ti t’es toujours par arrivée de l’autre côté de l’océan, nan parce que là je crois que je l’ai définitivement perdue Moa… donc bon …
ps : en espérant que cette abominable abomination t’auras permis de décrocher deux secondes de ton rythme létal, et puis comme ça au pire ce soir tu cauchemarderas sur des histoires de psychopathes te laissant d’incompréhensibles et d’interminables commentaires ou d’être agressée par une texas intruments bleue, c’est comme tu le sens.
psbis : si tu as tenu jusque là tu as droit à ta récompense … les normands y se sont fait latter à la fin de l’histoire.
pster : si tu es pas Moa tu risques de rien comprendre, fichtre même si tu es Moa tu risques de rien comprendre…
C’est pas vrai, y a un concours du commentaire le plus long ici et on ne m’a même pas prévenue….c’est dégueulasse…..
De toute façon, dans ce domaine je suis hors concours…..alors je cède volontier ma place à celles qui maîtrisent…