Je suis définitivement gay, impatiente, sombre, spontanée, cuisinière gourmande, accro a mon travail, angoissée, généreuse, insomniaque, voyageuse, réservée et extravertie, détentrice d’une multitude de petites pierres ramassées sur les plages du monde, buveuse de vin et d’eau, propriétaire de mèches rebelles qui bouclent sous la pluie, plus a l’aise dans les coups de foudre amicaux que dans les coups de foudre amoureux. Exilée volontaire au pays des cows-girls unies, je vis à cheval sur deux continents, deux cultures et deux langues. Je suis une américaine en France et une française en Amérique. Une partie de ma vie de double d’exilée se trouve juste ici à mi chemin entre ces deux pays…… Bienvenue …

Eclats

24
nov 2009
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Hier fut une âpre journée. Eprouvante. Vraiment. J’ai tellement pensé et manipulé toutes ces blessures et peurs que je porte en moi. Et puis, il m’est revenu à la mémoire, l’histoire de Guillaume Apollinaire, gravement blessé à la tête durant la guerre de 1914. Ses plus beaux poèmes datent de cette période. Peut-être que toute entaille fait rentrer dans la tête un peu de cette poussière d’étoiles si lumineuse et si différente ? S’agirait-il de retrouver ces éclats la ?

Cette vie que je vis tout les jours maintenant n’est plus réellement la mienne. Enfin si, elle devient mienne petit à petit. Je sais qu’elle pourrait être faite d’une énergie nouvelle, mais je ne la maitrise pas encore. Surtout lorsque s’abat sur moi cette seconde de panique qui me terrasse et me laisse sans souffle au bord du vertige.

Il paraitrait qu’il faut que je change des choses dans ma vie. Bien. Et comme je n’ai pas de lunettes, que je veux pas aller chez le coiffeur parce que ils sont très bien comme cela mes cheveux qui bouclent sous la pluie ou lorsque le taux d’humidité latent dépasse les 15%, que je ne veux pas non plus rénover l’appartement au complet, ni changer toute ma garde-robe et que ne veux pas trouver un autre job … quoique ….. Alors …. il ne me reste plus que cela :

 

 

 

Pour celle a l’autre bout du monde, pour les Veilleurs, pour l’avenir …

Cape Cod – 42.05°N, 70.19°W

Balise et phare

Let’s face it. Je suis certes une fille, mais disons que je suis pas THE barbie du siècle, ni même de la décennie. Et la je sais ce que c’est que d’être une vraie fille. Et on dit merci à qui ? Merci a Carolyn et a sa voiture. Elle n’était pas rose … la voiture, pas Carolyn mais suivez un peu.. quoi. Un joli gris métallique. Ca tombait bien. C’est une de mes couleurs préférées. Ca augurait d’une suite plutôt heureuse. Car il faut bien le dire, en ce moment je ne suis pas de force a me prendre d’autres râteaux.

Donc, hier matin je suis aller cherché ce temple de la féminité qu’est une voiture de fille. Et je ne m’étais pas trompée. « Full Equiped » comme ils disent par ici. Nan, je ne parle pas des roues et des jantes, je parle de l’équipement de survie fille. Dans la boite a gants qu’elle a ouvert devant moi pour y chercher les papiers d’assurance, il y a avait tout l’équipement du remaquillage en vol. Je le savais. Elle est trop parfaitement décorée lorsqu’elle arrive au bureau pour qu’elle ne s’adonne pas à cette activité dans la voiture juste avant de franchir les portes de l’Antre. Un monde complet dans ce petit réduit. Ce qui me fait dire que la prochaine fois que je monte dans une voiture, je jette derechef un coup d’œil dans la boite a gants. Ca donne immédiatement une idée de la personnalité de sa propriétaire. Hum et vous … y’a quoi dans la votre ? (Lire la suite…)

Le ciel est laiteux. De ce blanc annonciateur de neige. Même si je sais que cela est bien trop tôt dans la saison. J’ai rendue les armes. J’ai dormie d’une traite pendant des heures. En me réveillant, j’ai branchée comme a mon habitude la musique en mode lecture aléatoire. Le son a jaillit des baffles. La septième. Ludwig van Beethoven. J’ai décodée une partie de ma vie à travers cette musique. J’ai déchiffré et entendu vos mots sur les miens ….

Puis, il y a eu comme un bruit sourd en moi. Je n’en mourrais pas. Non c’est sur. Je vais encore en souffrir encore. Oui ca aussi. J’ai retrouvé mes mots exsangues mais vivants. J’ai rassemblé finalement mon mètre soixante-quinze découpé en morceaux. La vie revient en éclair parfois. Accrocher une agrafe supplémentaire à mon âme. Sourire en pensant que la musique a toujours finie par être bienveillante avec moi. Sourire en pensant que tous les petits cailloux et tous les Veilleurs le sont aussi. Merci.

Première étape, parce que on va y aller tranquillement tout de même hein, allez passer la troisième épreuve de ce permis de conduire cette après-midi … et venir vous raconter comment au moins a ca, je fût une bête. Enfin j’espère.