Je suis définitivement gay, impatiente, sombre, spontanée, cuisinière gourmande, accro a mon travail, angoissée, généreuse, insomniaque, voyageuse, réservée et extravertie, détentrice d’une multitude de petites pierres ramassées sur les plages du monde, buveuse de vin et d’eau, propriétaire de mèches rebelles qui bouclent sous la pluie, plus a l’aise dans les coups de foudre amicaux que dans les coups de foudre amoureux. Exilée volontaire au pays des cows-girls unies, je vis à cheval sur deux continents, deux cultures et deux langues. Je suis une américaine en France et une française en Amérique. Une partie de ma vie de double d’exilée se trouve juste ici à mi chemin entre ces deux pays…… Bienvenue …

 

Titre alternatif :

« De l’art consommé de prendre possession de son nouveau bureau »

 

Trouvant mon nouveau environement de travail quelque peu vide de meubles, j’ai décidée d’aller faire un tour au « Office Depot » local histoire d’acheter une belle étagère coordonnée a mon tout nouveau bureau en pseudo chêne. Armée d’un courage indescriptible, je pénétrai donc dans un gigantesque hangar ou voletaient quelques étourneaux, et respirais enfin a mon aise après avoir affronté les couloirs de démonstration bondées d’américains en extase devant l’intelligence de leurs compatriotes en ce qui concernent l’ameublement de leur bureau. Pour un peu, je me serais presque cru dans un Ikea si les etiquettes accrochés avaient été imprononçables. Et dans les tourments qui m’assaillaient en ce moment, il y avait ce lieu, un lieu de non-décision par excellence, qui somme toute me réconcilie avec l’existence. Ne peut-on, en effet, ramener et se faire rembourser n’importe quoi, n’importe quand ? L’indécis nage donc dans la félicité, ce qui est somme tout mon cas…enfin uniquement rapport aux meubles je précise.

 

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Temps vide. Je ressens comme une douce fatigue ce soir. Je suis hors d’atteinte dans une sorte d’équilibre vacillant. Mon monde extérieur est légèrement plat mais pas mes sensations ni mes désirs.

 

Mes paupières se ferment. J’ai besoin d’elle. Elle qui me raconte des histoires qui me parle de ce temps suspendu, de cette brèche dans le réel. Dans ce silence, j’entends presque sa voix, qui prend cette teinte, cette sorte d’inflexion lente faite de douceur et de profondeur, et qui me trouble toujours. Et je sens en moi une sorte d’appel impérieux qui exige l’abandon.

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Last

09
mar 2010
11 commentaires

  

— Être la dernière —

  

  

Je veux cette majestueuse et ultime défaite, la plus somptueuse qui existe. Je veux cette place promise et espérée, et que cela dure une éternité invincible.  Je veux être celle qui marchera avec lenteur et précaution en recherchant inlassablement l’harmonie et y engagant  mon ame, mes muscles, mon cœur et ma chair sans aucune restriction. Je veux que ma respiration en batte la mesure.

Être la dernière 

 

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L’ouverture du blog de Lily ICI m’a donné l’envie de ce post (décidément je n’aime pas ce mot la …enfin) pour accompagner les premiers pas de la demoiselle dans l’univers des bouteilles a la mer … Nous avons des expériences, des vies, des urgences différentes mais nous croyons toutes au pouvoir des mots qui complètent nos moments. L’écriture est résistance et résilience, un savant mélange de grave et de léger. Et souvent grâce à eux tout devient clair et presque comme évident. Le mot est la lumière additionelle a nos vies ou plus exactement son frôlement.

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Lutin

06
mar 2010
8 commentaires

 

Elle a un visage beau, simple, essentiel et sans limites. Il rayonne toujours de mille feux et de mille idées. Il en émane quelque chose d’infini comme une lumière particulière, qui raconte une histoire … son histoire. C’est un visage magique fait d’inconnus, de couleurs, de désirs  et de rêves et qui porte sur lui ses faiblesses et ses forces, à travers ses larmes et ses sourires. Il n’est pas et ne sera jamais usure du temps comme il ne sera jamais reddition, je le sais.

 

Voyelles après consonnes, phrases après mots, je remonte ma vie en le regardant et en l’explorant. Je ferme les yeux et il est la devant moi rieur et heureux. A cet instant, il me manque tout simplement et j’ai soif de son contour entre mes mains … mais je ne peux pas bouger et je cherche mon souffle ce soir dans mon coin de l’univers en son absence.  Même s’il me reste un filet de voix pour murmurer a son oreille qu’être chez soi, c’est être là où nous aimons …