Je suis définitivement gay, impatiente, sombre, spontanée, cuisinière gourmande, accro a mon travail, angoissée, généreuse, insomniaque, voyageuse, réservée et extravertie, détentrice d’une multitude de petites pierres ramassées sur les plages du monde, buveuse de vin et d’eau, propriétaire de mèches rebelles qui bouclent sous la pluie, plus a l’aise dans les coups de foudre amicaux que dans les coups de foudre amoureux. Exilée volontaire au pays des cows-girls unies, je vis à cheval sur deux continents, deux cultures et deux langues. Je suis une américaine en France et une française en Amérique. Une partie de ma vie de double d’exilée se trouve juste ici à mi chemin entre ces deux pays…… Bienvenue …

Lacroisieresamuse

Titre alternatif: L’escadron « Lafayette » part à l’assaut

Bon faut que je vous raconte. J’ai une Z’amie française qui est venue passer quelques jours au pays des Cows-Girls Unies, histoire de faire le tour de la ville, de m’apporter quelques bouteilles de vin mais surtout de monter au grenier pour y déposer une belle histoire d’amour terminée dans la boite aux souvenirs …. Et éventuellement vous rapporter le virus de la grippe. Rannnn mais non, je ne suis plus contagieuse.

Nous avons donc fait (et feront) les visites culturelles obligatoires et même les facultatives, mais la culture cela a un temps … il y a cul’ture aussi. Je sais c’est pitoyable comme jeu de mots. En même temps, je n’ai jamais dit que j’étais l’apôtre des blagues légères. Pardon. Donc, nous avons décidées d’aller tester les hauts-fonds de la culture lesbienne locale vu que j’ai le droit de ressortir parmi les Humain(e)s. Equipement sur le dos c’est à dire cuir et latex, mais non je plaisante, nous voila parties direction le seul bar gay-lesbien que je connaisse un peu. Ici, comme probablement partout ailleurs, il faut commencer par un point d’entrée pour pouvoir continuer a jouer les papillons de nuit et surtout savoir ou les incontournables de la soirée sont. Et puis MoA j’aime bien le coté « rallye impromptu » de l’affaire. Nous voila donc parties en goguette a quatre : Jane (notre américaine témoin), BlackJack, la Z’amie et MoA.

Première étape : La recherche du taxi. Il faut bien comprendre une chose. Ici, dans mon beau pays conduire avec 1 gramme d’alcool vous envoie directement a la case « Prison » et juste après a la case « Départ » sans recevoir 20.000 dollars, mais dans un vol Air-France (Enfin pour moi et BlackJack car nous sommes sous visa). Pour Jane c’est la case « Prison » suivi d’un paquet d’heures de travaux d’intérêt communautaire. Alors on ne prend jamais de risque et nous faisons la fortune des chauffeurs de taxi. Direction le Club Café. Genre lounge bar cosy qui distille en permanence toutes sortes de bonnes musiques. J’y ai même entendu du Mylène Farmer, je vous jure et j’en étais à mon premier verre. Et qui sont généralement les mieux informés des soirées ? Et oui les serveuses. Jane a donc profité de son sourire « email-diamant » et de sa démarche fluide pour aller taper la discussion avec la barwoman tout cela sous l’œil attentif de BlackJack. Parce que oui elle a beau dire qu’elle n’est pas jalouse, Jane c’est sa chérie tout de même. Bref Jane est allée à la pêche des informations toute fraiches et obtenue de haute lutte l’adresse de « the » soirée in town.

Deuxième étape : La recherche du taxi. Je ne vais pas vous refaire l’explication, vous l’avez saisie je pense. Nous sommes donc sorties dans un club lesbien dernier cri. C’est fou tout de même l’attroupement. Et j’utilise le mot attroupement à juste raison, parce que somme toute c’est un peu vrai. Les filles se rangent par affinités ici. Il y a les tendances moins féminines a droite du bar, et les tendances plus féminines a gauche. Les unes regardant les autres et puis au milieu, soit tout de même un bon 50% le reste, les « inclassables ». Nous nous sommes installées la, parce que c’était la meilleure place et nous avons poursuivit notre petite conversion sur l’importance de surveiller la cuisson des œufs sur le plat en prenant un verre puis un autre et en observant les danseuses ainsi que les va et viens d’un bout du bar a l’autre.

Je me suis arrêtée au troisième verre. Je me connais. Si j’avais bu plus, j’aurais fini par réunir les deux tribus plus vite que cela dans un french cancan explosif façon « Coyotes Ugly » debout sur le bar. J’en suis capable lorsque mes barrières et inhibitions tombent. J’étais au milieu de cette brillante réflexion et surtout en train d’imaginer le résultat, lorsque Z’amie m’a sortie de ma rêverie. Elle avait remarquée une plutôt jolie fille légèrement sur notre gauche. La Z’amie elle était comme scotchée, mais elle est timide. Il faut la pousser souvent par la porte et surtout fermer la fenêtre parce qu’elle est bien capable d’y sauter directement à peine rentré dans la maison ….

Dans ces cas la il ne reste plus que la solution « G.I Jane », qui après explication succincte de la situation, fonça tel un missile Sol-Air vers la demoiselle en question. Bavardage, pointage du doigt. MoA je me planquai (lâchement) parce que je n’aime pas trop ce genre de truc et surtout je craignais que la Z’amie ne se prenne un râteau. Et avec la pelle qu’elle venait de se prendre en France, cela aurait peut-être put l’aider à jardiner mais aussi faire un joli bordel dans sa tête. Elle avait plutôt besoin de réconfort. Heureusement que G.I Jane c’est la meilleure. Quelques minutes après elle est revenue avec la dite demoiselle et a fait les présentations. Seul problème, la barrière de la langue (mais non pas celle la … l’autre …), Z’amie n’étant pas forcement une grande spécialiste de Shakespeare. On ne le dit jamais assez en cours d’anglais, soyez attentives, un jour maitriser l’anglais peut être très important. Heureusement que Brynn (Bien oui Brynn), s’est sentie d’un seul coup d’un seul une vocation de distinguée linguiste et a entrepris de faire prononcer correctement la syllabe « that » a Z’amie … Et croyez moi ce n’est pas si évident que cela. Une heure après, on en était au positionnement de la langue pour prononcer correctement.

C’est la que j’ai décrochée même si j’étais en train d’assister a une jolie rencontre, mon cœur a eu comme un sursaut suivi d’un froissement douloureux. Je me suis sentie un peu seule, sans sentir le souffle chaud des doigts de TmP sur les miens. Et puis il y a des moments ou l’on ressent que les choses se passent bien pour les autres, que tout glisse comme sur du velours et que votre présence peut s’effacer en confiance. Je me suis faufilée vers la sortie en laissant Jane et BlackJack au milieu de la piste et Z’amie et Brynn au milieu de l’explication de « these » soit somme toute quatre lettres plus loin .. un progrès terrible !!

La Z’amie je l’ai pas revue de la nuit. Les cours de prononciation du « that » et du « these » on du se poursuivre tard au moins jusqu’au « this »… Si n’est plus.

Je vous embrasse pas ce n’est pas l’envie qui m’en manque, c’est juste que j’ai pas le temps, y’a Z’amie qui vient de téléphoner pour que nous allions petit-déjeuner toutes ensemble … moi j’dit ca … moi j’dit rien … mais cela risque d’être croustillant. Vous m’excuserez sans aucun doute ….

Ecrit avec malice en un doux et clair matin d’automne américain

Tu m’as dit que j’étais faite pour une drôle de vie
J’ai des idées dans la tête et je fais ce que j’ai envie
Je t’emmène faire le tour de ma drôle de vie
Je te verrais tous les jours, et si j’te pose des questions
Qu’est-ce que tu diras et si je te réponds
Qu’est-ce que tu diras, si on parle d’amour
Qu’est-ce que tu diras ?

Impromptu No. 02

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Inukshuk

23
oct 2009
9 commentaires

029

Comme vous avez pu l’envisager si vous êtes attentives j’ai des tocs … Entre autre: les photos de nuages et les Post-It planqués derrière les tableaux, mais il y en a un troisième et dernier qui me tient particulièrement a cœur. Je sais exactement quant et pourquoi cette manie m’est venue mais je ne vous raconterai pas pour la simple et unique raison qu’elle est totalement déprimante et que nous ne sommes tout de même pas la pour vider les boites de Kleenex. Peut-être un jour je vais les sortir mes tristesses et mes tripes façon samouraï japonais. J’ai tout de même un peu peur du résultat. Fragile MoA en ce moment, je m’en rends particulièrement compte.

Bref, lorsque je voyage j’ai un petit rituel qui est toujours le même. La photo du ciel à peine sortie du train, de l’avion ou de la voiture et après commence la « chasse ». NooOOnn pas celle la. La vraie chasse, l’unique chasse. Je ramasse des petits cailloux. Il est évident que tout cela est plus facile au bord de la mer qu’en pleine ville. Mais j’en trouve, même dans les endroits les plus improbables. Une fois la collecte achevée, j’en fais un inukshuk qui va agrandir ma collection et j’en garde un qui file droit dans ma poche et qui vivra avec moi quelques semaines ou quelques mois. Et puis je joue la passeur de pierre. Je dépose celui qui m’a accompagné à l’endroit ou je trouve le remplaçant. Et j’imagine qu’un jour ce caillou se désintégrera complètement et filera sous forme de sable entre les doigts fins d’une autre personne qui rêvera au voyage du grain de sable … Vous m’avez suivie la ou j’ai paumé tout le monde en route ? Comment ca vous ne vous sentez pas l’âme d’une Petite Poucette ? RhaAAnnn ….

Or donc, la prochaine fois que vous croisez une fille qui marche dans la rue le nez par terre, c’est peut-être MoA. Ah et puis j’ai une requête: si vous connaissez le spot a Inukshuk de vos villes respectives, merci de me donner l’adresse cela m’évitera des frais d’ostéopathe. A marcher en regardant par terre, je m’use le dos et je rate probablement beaucoup d’autres choses …

Je vous embrasse pas … Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est parce que la en ce moment je colle ma dernière construction …

Écrit en tapotant les touches définitivement douces de mon nouvel ordinateur

Ladies and gentlemen please welcome to The Café des deux continents: the wonderful … the increbible … the unimaginable … the unbeliveable … the brand new category … DIVERSIONS

Le but du jeu ? Vous proposer deux versions d’une même chanson et récolter les impressions. Juste pour voir si vous préférez l’original aux reprises ou inversement. M’enfin vous m’avez compris car vous êtes d’une intelligence remarquable vous l’a-t-on déjà dit ? Cheers !

« Pump the jam »

Version 1989 – Technotronic

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Version 2008 – The Lost Fingers

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And your choice is ...

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Registre plus « musclé ». Et bien oui, je peux tout écouter (a part le bruit de la machine a laver la vaisselle la nuit … mais cela est une autre histoire que je vous raconterai plus tard). A la demande de Lily qui menace de vider les bouteilles de vodka lâchement dans mon dos pendant que je ne peux pas boire … Allez hop, on va bouger son superbe corps d’athlète des dance floors pendant trois minutes vingt neuf dans son salon, son bureau, n’importe ou … ou vous voulez … Après tout la vie c’est juste faire pour VIVRE

22 octobre 2009. Additif au carnet de bord de la Cafetière: Je suis une truffe de première catégorie. Je suis viens de deleter l’original et les commentaires. Leçon numéro une: Ne pas toucher a cette s*lop*rie de WordPress avant 10 heures le matin ou après quatre verres d’Apple Martini.

Roger Sanchez – Turn the music on – Album : Come with me

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