Il y a ce moment juste lorsque nos mains se lâchent après s’être données. Il y a cet instant si fugitif ou je sais que mon visage se voile comme si une aile passait sur mes yeux. Je suis entre deux mots, deux vies, deux rires, deux sourires, deux mouvements …
C’est comme si je venais d’avaler ma propre ombre, comme si toute ma vie à venir était là, devant mes yeux. Ce moment précis ne dure pas longtemps mais c’est d’une beauté qui n’a pas de nom et qui traverse le corps et toute la vie déjà vécue. Cette fraction de temps est à l’image de la fin d’une polonaise de Chopin, après la dernière note, juste après qu’elle se soit apaisée, juste entre elle et le silence qui la suit. Il y a comme un abîme mais pas une fatalité durant lequel toute l’âme tremble car l’on sait que le cœur pourrait s’arrêter là. Que tout est parfait. Et pourtant on y reviendra pour savourer ce bonheur, encore et encore.
Ca ne dure pas, mais c’est juste assez, pour que j’aie le temps de lire sur son visage toute la profondeur d’une vie, tout les plaisirs, tous les désirs … Ces secondes sont comme des failles dans lesquelles se condense toutes les passions. Et c’est aussi dans dans cette sorte de courbures du temps que m’arrive le chant des mots, cette musique des phrases. Comme un grand soupir … L’instant disparaît mais la musique … la petite musique persiste et elle se transformera en mots puis en phrase que je déposerai dans le creux de son oreille et parfois ici.
Frédéric Chopin – Polonaise No. 2
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C’est très Beau (avec un B majuscule) … et la musique est tout à fait appropriée … Vous savez très bien décrire les émotions …
C’est ça ! C’est exactement ça !!! Cette Perfection (non pas moi l’autre)de l’instant, cette micro seconde où tu es sur le toit du monde à admirer ta vie, à la savourer, à prendre conscience de ce bonheur, presque à le palper, ce moment où l’abstrait devient concret, ce moment où tu y vois, ce moment où…..c’est ça grande.
Si vous regardez dans votre ciel blanc tant il est bleu, vous remarquerez un petit, tout petit point rose, haut, très haut qui jamais et pour toujours ne redescendra…
@Mage : Comme les trois dernières petites notes de musique … ou les trois premières d’une nouvelle partition pour toi ?
@La Voyageuse Immobile : Musique émouvante n’est-il pas ? Et peut-être que si je sais décrire les émotions c’est parce que aussi je trouve des sources d’inspirations qui me mènent a une image puis a une autre … en cascade …
@Chester : Femme Parfaite que tu es … Tu le savais déjà tout cela hein Petite ?
@Madame La Pilote : Sky is the limit Madame … Sky is the limit ! Volez et portez haut vos couleurs rose(s) … J’aime bien votre plan de vol savez-vous ?
les trois premières
@Mage : Exactement la bonne réponse !! YES !
La vague magique,le moment merveilleux..la plenitude.Encore plus fort en jouant a quatre mains la partition du bonheur …
@The Royale : Quatre mains, deux êtres, une seule partition.. Ce décompte la est agréable a vivre …
cet instant où on oublie tout ce qui nous entoure pour se consacrer à ses quelques secondes d’évasion, quel bonheur…
@Mel : LE bonheur ….