La mesure, la juste mesure m’ennuie. Celle du contenu et celle du contenant. De même manière. Je veux une déraison qui pétrit mains, épaules, poumons, tout mon corps. Je veux aussi être en déséquilibre, a l’orée de trébucher et avoir le sursaut qui évite la chute. Je veux l’ivresse ruisselante. Je veux relier des continents, je veux abolir les distances, je veux réunir tout ce qui est éparpillé. Je veux me sentir en apesanteur et être fragile et robuste. Je veux être affligée et souveraine, je veux être dérisoire et invincible.
La juste démesure du contenu et du contenant me plait. Je veux des écritures qui me portent, qui me trouent. Je veux des écritures déviées et d’autres qui dérivent presque au bord de l’essoufflement. Des écritures désaccordées qui rendrais, j’en suis sure, même Mozart jaloux. Je veux des sens nouveaux et des sensations inconnues. Il en va de même pour l’amour. Que serait un amour sans les débordements, sans ce temps devancé, inondé, plein et sans les murmures qui appellent le cri.
être le chef d’orchestre du chef d’oeuvre de sa vie …
enivre-toi de ton rythme, impose ton tempo
jusqu’à tomber dans ta déraison criante d’excès de vie
joue-la ta partition
Permets toi toutes les démesures et tous les excès…mais gardes un port d’attache et les phares en ligne de mire, tes voyages n’en seront que plus magiques.
@Lily : En majeur .. toujours en majeur … Dans un exces elegant je l’espere
@Chester: Et je sais ou il est mon port d’attache. Present dans les tempetes et le calme … Comme le petit phare bleu et blanc qui trone sur mon bureau.
d’une élégance majeure ma pop’sounette !
@Lily: Merci … Je le souhaite tant