16
nov 2009
2 commentaires

Chimie

J’ai fait couler un bain et j’y est plongée jusqu’à ce que l’eau devienne froide, presque glacée. Jusqu’à ce que cela me réveille. Parce qu’il va bien falloir que je cesse d’être un loup qui se mange la patte pour sortir du piège. Arrêter un instant le tumulte de ma tête, toutes ces questions, ce bruit, cette douleur morale et physique. Repartir en arrière non de tout ce pan de ma vie qui vient de s’effondrer. Revenir bien avant. Bien avant « Elle ».

Juste pour rechercher cette sensation. M’y caler. Respirer. Essayer de la garder dans mon cœur et dans mon ventre. Remplacer ce feu qui me hante par celui qui apporte la paix. Ne pas garder en mémoire ce qui sème les cendres, mais garder que les allumeurs de feu. La main que l’on pose sur « l’autre », son sourire, ses mots, ses attentes, ses désirs. Ne garder que cet essentiel, ce générique. Ouvrir mon cœur et ne pas le retenir. Se souvenir de mes éclats de rire, des feux d’hiver. Me souvenir que j’aime les mots, les sensations et les émotions. Me souvenir de la mer … en sentir enfin mon âme un peu apaisée.

Il va me falloir reconstruire ce chemin de petits cailloux et espérer qu’il me mènera quelque part. Ils me parlent, je le sais mais je ne les entends pas. Pas encore. Ils s’accumulent dans ma vie pour m’amener la ou je dois aller. Et puis ancrer mes pieds dans la terre.

2 Réponses dans “Chimie”

  1. Chester dit :

    Il est parfois nécessaire de se laisser glisser dans les abîmes pour y trouver le fond salvateur et l’impulsion indispensable pour revenir à la surface.
    Bonne remontée.

    PS : Au bout d’un chemin plein de cAilloux, il y a la cabane au fond du jardin…ok je sors.

  2. MoA dit :

    @Chester: Gloup … gloup …..

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