Vous allez croire que je boucle quelque peu en ce moment sur des histoires de transport en commun, mais aujourd’hui il faut que je vous raconte la vie dans le métro de ma ville.
Ce qu’il faut savoir de base, c’est que l’américain en transit, c’est une carpe dans un étang où le paysage trouble et languide est infiniment identique a celui des jours précédents. Et ce paysage n’incite pas à l’esprit d’initiative et certainement pas lorsqu’il s’agit d’aller d’un point A vers un point B en utilisant une voiture souterraine. Pour comparaison, le parisien est plutôt, dans cette évocation piscicole, une truite dans l’eau vive, anticipant chaque obstacle, se laissant couler dans le courant pour, au moment opportun, fouetter l’onde claire et se décaler d’un obstacle mal placé avec un sens aigu du rythme, ce n’est pas de la marche dans les couloirs ca, c’est un concerto de Bach …..Léger, aérien …