Au Café Le’z Amérique

Lacroisieresamuse

Titre alternatif: L’escadron « Lafayette » part à l’assaut

Bon faut que je vous raconte. J’ai une Z’amie française qui est venue passer quelques jours au pays des Cows-Girls Unies, histoire de faire le tour de la ville, de m’apporter quelques bouteilles de vin mais surtout de monter au grenier pour y déposer une belle histoire d’amour terminée dans la boite aux souvenirs …. Et éventuellement vous rapporter le virus de la grippe. Rannnn mais non, je ne suis plus contagieuse.

Nous avons donc fait (et feront) les visites culturelles obligatoires et même les facultatives, mais la culture cela a un temps … il y a cul’ture aussi. Je sais c’est pitoyable comme jeu de mots. En même temps, je n’ai jamais dit que j’étais l’apôtre des blagues légères. Pardon. Donc, nous avons décidées d’aller tester les hauts-fonds de la culture lesbienne locale vu que j’ai le droit de ressortir parmi les Humain(e)s. Equipement sur le dos c’est à dire cuir et latex, mais non je plaisante, nous voila parties direction le seul bar gay-lesbien que je connaisse un peu. Ici, comme probablement partout ailleurs, il faut commencer par un point d’entrée pour pouvoir continuer a jouer les papillons de nuit et surtout savoir ou les incontournables de la soirée sont. Et puis MoA j’aime bien le coté « rallye impromptu » de l’affaire. Nous voila donc parties en goguette a quatre : Jane (notre américaine témoin), BlackJack, la Z’amie et MoA.

Première étape : La recherche du taxi. Il faut bien comprendre une chose. Ici, dans mon beau pays conduire avec 1 gramme d’alcool vous envoie directement a la case « Prison » et juste après a la case « Départ » sans recevoir 20.000 dollars, mais dans un vol Air-France (Enfin pour moi et BlackJack car nous sommes sous visa). Pour Jane c’est la case « Prison » suivi d’un paquet d’heures de travaux d’intérêt communautaire. Alors on ne prend jamais de risque et nous faisons la fortune des chauffeurs de taxi. Direction le Club Café. Genre lounge bar cosy qui distille en permanence toutes sortes de bonnes musiques. J’y ai même entendu du Mylène Farmer, je vous jure et j’en étais à mon premier verre. Et qui sont généralement les mieux informés des soirées ? Et oui les serveuses. Jane a donc profité de son sourire « email-diamant » et de sa démarche fluide pour aller taper la discussion avec la barwoman tout cela sous l’œil attentif de BlackJack. Parce que oui elle a beau dire qu’elle n’est pas jalouse, Jane c’est sa chérie tout de même. Bref Jane est allée à la pêche des informations toute fraiches et obtenue de haute lutte l’adresse de « the » soirée in town.

Deuxième étape : La recherche du taxi. Je ne vais pas vous refaire l’explication, vous l’avez saisie je pense. Nous sommes donc sorties dans un club lesbien dernier cri. C’est fou tout de même l’attroupement. Et j’utilise le mot attroupement à juste raison, parce que somme toute c’est un peu vrai. Les filles se rangent par affinités ici. Il y a les tendances moins féminines a droite du bar, et les tendances plus féminines a gauche. Les unes regardant les autres et puis au milieu, soit tout de même un bon 50% le reste, les « inclassables ». Nous nous sommes installées la, parce que c’était la meilleure place et nous avons poursuivit notre petite conversion sur l’importance de surveiller la cuisson des œufs sur le plat en prenant un verre puis un autre et en observant les danseuses ainsi que les va et viens d’un bout du bar a l’autre.

Je me suis arrêtée au troisième verre. Je me connais. Si j’avais bu plus, j’aurais fini par réunir les deux tribus plus vite que cela dans un french cancan explosif façon « Coyotes Ugly » debout sur le bar. J’en suis capable lorsque mes barrières et inhibitions tombent. J’étais au milieu de cette brillante réflexion et surtout en train d’imaginer le résultat, lorsque Z’amie m’a sortie de ma rêverie. Elle avait remarquée une plutôt jolie fille légèrement sur notre gauche. La Z’amie elle était comme scotchée, mais elle est timide. Il faut la pousser souvent par la porte et surtout fermer la fenêtre parce qu’elle est bien capable d’y sauter directement à peine rentré dans la maison ….

Dans ces cas la il ne reste plus que la solution « G.I Jane », qui après explication succincte de la situation, fonça tel un missile Sol-Air vers la demoiselle en question. Bavardage, pointage du doigt. MoA je me planquai (lâchement) parce que je n’aime pas trop ce genre de truc et surtout je craignais que la Z’amie ne se prenne un râteau. Et avec la pelle qu’elle venait de se prendre en France, cela aurait peut-être put l’aider à jardiner mais aussi faire un joli bordel dans sa tête. Elle avait plutôt besoin de réconfort. Heureusement que G.I Jane c’est la meilleure. Quelques minutes après elle est revenue avec la dite demoiselle et a fait les présentations. Seul problème, la barrière de la langue (mais non pas celle la … l’autre …), Z’amie n’étant pas forcement une grande spécialiste de Shakespeare. On ne le dit jamais assez en cours d’anglais, soyez attentives, un jour maitriser l’anglais peut être très important. Heureusement que Brynn (Bien oui Brynn), s’est sentie d’un seul coup d’un seul une vocation de distinguée linguiste et a entrepris de faire prononcer correctement la syllabe « that » a Z’amie … Et croyez moi ce n’est pas si évident que cela. Une heure après, on en était au positionnement de la langue pour prononcer correctement.

C’est la que j’ai décrochée même si j’étais en train d’assister a une jolie rencontre, mon cœur a eu comme un sursaut suivi d’un froissement douloureux. Je me suis sentie un peu seule, sans sentir le souffle chaud des doigts de TmP sur les miens. Et puis il y a des moments ou l’on ressent que les choses se passent bien pour les autres, que tout glisse comme sur du velours et que votre présence peut s’effacer en confiance. Je me suis faufilée vers la sortie en laissant Jane et BlackJack au milieu de la piste et Z’amie et Brynn au milieu de l’explication de « these » soit somme toute quatre lettres plus loin .. un progrès terrible !!

La Z’amie je l’ai pas revue de la nuit. Les cours de prononciation du « that » et du « these » on du se poursuivre tard au moins jusqu’au « this »… Si n’est plus.

Je vous embrasse pas ce n’est pas l’envie qui m’en manque, c’est juste que j’ai pas le temps, y’a Z’amie qui vient de téléphoner pour que nous allions petit-déjeuner toutes ensemble … moi j’dit ca … moi j’dit rien … mais cela risque d’être croustillant. Vous m’excuserez sans aucun doute ….

Ecrit avec malice en un doux et clair matin d’automne américain

Tamara de Lempicka

Gnark, gnark je vous ai encore bien eu avec mon titre ? Non … Raaah … Oh ça va, vous pouvez me le dire maintenant que vous attendez avec impatience la suite de la liste de mes fantasmes et que le reste vous vous en battez royalement. Mais il reste encore plus de deux cents jours au sablier et je ne vais pas vous la donner comme cela tout de même. ! Faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !

Objet de désir …. Objet de désir …. ah ben ca c’est sur, c’est pas MoA. Enfin cela pourrait éventuellement se discuter si vous me connaissiez, mais comme personne n’est venu me soigner alors que j’agonisais seule dans ma chambre en comptant les éléphants roses au plafond … Vous ne le saurez jamais … Mais revenons a nos oies et au sujet principal de ce post (En fait je n’aime pas le mot post et puis article je trouve que cela fait un peu trop pro, tranche de vie ça fait vite quatre quart au citron …. Bon ok post à moins que vous n’ayez d’autres idées.)

Bref, c’est bien connu un ouvrier n’a que de bon outils. Et comme je suis l’OS de choc de la crémerie qui m’emploie et bien je viens de recevoir mon nouvel ordinateur. Reconnaissance biométrique de mes doigts effilés, encodage des données via un programme ultra sophistiqué, le même que la Nasa utilise pour calculer comment envoyer ses singes en orbite. C’est le système de protection de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale des Etats-Unis cumulé, c’est la Ferrari des portables, la Joconde du design … Et livré par un sexy boy de chez FedEx directement chez moi … j’eusse préféré la sexy girl … mais bon, enfin, je me comprends.

Chères ToA(s), je vais profiter de ce morceau pour faire une petite mise en contexte. Bien. Mon métier c’est d’être une sorte de flic. Ne foutez pas le camp j’ai dit une sorte de flic, je n’ai pas dit un flic. Revenez tout de suite par la. Bon on s’assoie ah mais … Attention si il y en a un qui bouge encore je vais chercher Lili Rush et je suis sure que la pour le coup vous allez rester sagement assis tous. Je poursuis maintenant que j’ai votre écoute attentive à coup de menace. Donc disais-je, je suis une sorte de flic peut être mais la gentille de la bande, celle qui protège le faible et l’orphelin, et tant que j’y suis la veuve, et tout ca sans l’ombre d’un flingue mais pas son l’ombre d’un ordinateur. J’ai donc reçu ce magnifique outil parce que je transporte et manipule des données ultra confidentielles qui pourraient bien entendu mettre le Monde au grand complet en péril. Des informations que toute l’humanité ne peut pas partager … Vous voyez ? Nan ? Vous ne voyez pas ? Bon alors je vais vous donner une petite parabole.

La recette de la galette au sarrasin que vous a légué votre arrière grand tante Marguerite ou la recette de la confiture cassis-framboise de votre grande tante Germaine et qui n’ont pas le droit d’être partagé avec qui ne porte pas le même nom de famille. Et bien imaginez un seul instant la catastrophe mondiale si ces recettes venaient a tomber dans de mains « indélicates ». Cela sonnerait la fin des crêperies dans le monde et la mort des confitures Bonne-Maman. Et bien moi mes recettes de boulot c’est exactement pareil. Je n’ai pas le droit de les partager avec le commun des mortels. Limite si on n’a pas mis des micros chez moi pour vérifier si je ne fais pas de confidences sur l’oreiller. Cela dit, ils seraient plutôt déçus (et peut-être intéressés aussi) les Grandes Oreilles d’entendre certaines conversations.

Je suis peut-être enchainée à un autre outil après le BlackBerry …. Mais en attendant je suis bien contente j’ai maintenant tout le confort, tout le luxe, tout les délices de la fantaisie et du plaisir sous mes doigts légers ….. Il pèse un tout petit plus d’un kilo ce qui est parfait pour mon épaule en vrac qui va bientôt me lâcher et summum du summum il me permet de rester près de vous tous … La, plantée au milieu de l’atlantique, les deux pieds dans la flotte …. La vie est magnifique … Isn’t it ?

Je vous embrasse pas … Ce n’est pas que je ne veux pas c’est parce que la pour le moment je bavouille un peu trop devant l’écran

Écrit par effleurement de touches sur ce nouvel objet de désir

Traces

16
oct 2009
5 commentaires

024

Alors que je me débattais avec mes 41 degrés de fièvre, j’ai à peu prés écrit tout les articles pour les prochains 283 jours restants de vie de ce blog. Le seul problème étant que ne pouvant voir les touches de mon BlackBerry, j’ai tout tapé à l’envers et naturellement c’est illisible maintenant … Mais vous avez de la chance ou pas il m’en est restée la trace d’un seul. Le voila …

Comme vous avez pu le constater je voyage pas mal. Je passe souvent d’un continents à un autre, d’une mégapole a une ville de province et donc ipso facto (je m’étais juré de le placer un jour ce mot) de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel. Je suis sure que cela doit vouloir dire quelque chose en rapport avec mon caractère, comme une impossibilité de me fixer a un endroit. Blocage qui mériterait probablement que je me condamne a la torture suprême : à savoir lire les vingt-quatre volumes des œuvres complètes de Freud, mais comme j’ai des choses plus urgentes a faire, je garde cette idée au chaud dans une partie de mon subconscient ou de mon inconscient … Peut-importe l’endroit de toute manière je m’en moque !

Mais la n’est pas l’objet de la conversation. Donc hôtels. Et alors j’en ai fait. Des miteux et des grandes classes. J’ai testé des lits de moines et des lits surdimensionnés, des draps doux et rêches, des décors à faire des cauchemars et des ambiances feutrées propices à toutes les envies. Mais, ce que j’aime le plus est de laisser dans chaque chambre une trace de mon passage … Rhooo mais non n’allez pas vous imaginer que je marque le territoire. Franchement … Non je marque mon passage a coup de post-it planqué derrière les tableaux (il y a toujours un tableau accroche au mur … toujours …) pour qui un jour retournera le tableau ou pour qui fera la même chose que moi … Et j’écris quoi hein sur mon post-it ? En vrac, voila ce que vous pourriez y lire:

  • Le livre et la musique emporté en voyage
  • La dernière émotion ressentie
  • Mon souhait le plus cher a ce moment précis
  • La sensation immédiate éprouvée lorsque je pense a celle qui partage ma vie (Bon …d’accord les prénoms ont changés avec le temps et les émotions ont aussi variés du meilleur au pire et inversement)
  • L’adresse et le numéro de la chambre d’hôtel précédente
  • Et tout mes souhaits de bonheur à celui qui lira ce petit bout de papier

Je pense que je devrais rajouter mon adresse internet au cas ou la bouteille atterrisse un jour entre les mains de quelqu’un qui aurait envie de faire le chemin a l’envers et de remonter a la source de mes traces, de chambre d’hôtel en chambre d’hôtel. Une sorte de voyage inversé qu’il ou elle pourrait me raconter après. Peut-être est-ce ma façon de m’enraciner a différant endroits ? Peut-être ai-je si peur de mon invisibilité que je ressens le besoin de laisser ces traces? Si vous avez d’autres explications, elles sont les bienvenues ….. Je suis une grande malade c’est ca ?

Oh et puis, retournez les tableaux de temps à autre. Souvent ce qu’il y a derrière et bien plus amusant que ce qu’il y a devant. Et puis c’est toujours plus porteur de voir les choses sous une autre perspective …

Je vous embrasse pas ce n’est pas l’envie qui m’en manque, c’est juste que je suis encore malaaAAAde et je ne voudrais pas être responsable d’une pandémie via Internet.

Traduit et re-écrit avec patience du BlackBerry vers le portable, la tête sur des oreillers

TWLSB

Pour commencer je vous rappelle que je suis toujours au beau milieu d’une grippe effroyable et que je me débats contre mal de crane et toux féroce. J’en ai même arrêtée (temporairement) de fumer … c’est dire. Bref, j’ai besoin de réconfort. Et mon infirmière spécialisée en livraison de soupes et autres potions magiques et arrivée avec un cadeau ce matin : des muffins tout chauds et un livre sous le bras : « Felice Newman – The whole lesbian sex book »

Dans son format « Revised and Expanded Second Edition ». L’histoire ne dit pas ce qui a été révisé. Il y a peut-être eu quelques ratés dans les expérimentations. 376 pages … un pavé … J’en apprendrai tout les jours avec des chapitres comme « Twelve reasons to go to a sex party » ou « Communication and finding sex partners ». Je ne vous traduis pas hein ? C’est terriblement américain comme bouquin donc quelque peu normalisé et fragmenté, mais cela a le mérite d’exister. Me voila donc à la tête du Géo Trouve-Tout de la sexualité lesbienne …. Dommage que cela ne soit pas Pif Gadget … Comment ca elle est vaseuse ma blague ? RooOOoo en même temps si on peut plus faire des associations d’idées .. hein

Je vous embrasse pas, ce n’est pas l’envie qui m’en manque mais j’ai plus la force la maintenant tout de suite … Je file dans la baignoire faire descendre la température de quelques degrés due a la fièvre … je précise … c’est tout

Contagion

Poussez vous un peu du canapé s’il vous plait …. Parce que BINGO ça y est j’suis’malaaaAAade … Je savais bien que le petit teigneux de Chicago qui était venu me casser les oreilles pendant toute une journée la semaine dernière en m’empêchant de lire a mon gré vos blogs et vos petites notes et bien j’aurais pas du l’asseoir en face de moi, ni le laisser deux minutes tout seul face a mon pot de crayons. Je suis sure qu’il a mis des microbes partout juste pour me rendre malade et donc faire en sorte que je le laisse tranquille pendant une semaine. Du terrorisme biologique ça ! Parce que la … c’est bon j’ai 39.5 de fièvre et je reviens de l’hôpital ou devinez quoi : j’ai la grippe. Je vous rassure, il semble que cela soit la grippe saisonnière. J’attends les résultats …. Et pourtant je vous jure que je ne laisse pas traîner mes mains partout ! Si seulement mais non !

Cela m’a permis de tester le General Hospital version Urgences. Heureux français(e)s que vous êtes, vous ignorez les joies de l’hôpital américain. Ici, même à l’article de la mort le toubib ne se déplace pas à domicile. Il faut aller toute seule à l’hôpital. Et ce matin au réveil, constatant que j’étais incapable de faire le point sur le tableau qui fait face a mon lit (et qui représente tout de même des éléphants, têtes tournes vers la porte parce que ça porte bonheur), je me suis dit que soit j’étais en train de devenir vraiment vieille et qu’il faudrait que je fasse un petit tour chez l’ophtalmo ou soit j’avais vraiment beaucoup de fièvre … L’état de l’oreiller m’a confirmé que l’option deux était la bonne … trempé.

Le temps de faire ma revue de presse du matin On sait jamais … si je venais a claquer bêtement la … sans avoir la suite des aventures des uns et des autres , je me suis traînée hors de mon lit a quatre pattes, j’ai enfilé ce que je trouvais a portée de main et je suis descendue dans la rue pour héler un taxi qui m’a jeté a la porte de l’hôpital.

Premier choc .. Il y avait à peu près soixante personnes dans une salle des Urgences dans un état tout aussi proche du mien … Direction Dispatching …. La gentille infirmière (NooOOnn pas la même que celle du métro) me demande ma carte d’assurée sociale, ma carte de mutuelle en me tendant un masque (J’ai l’air si malade que ca !?!?!?) et me « dispache » a droite … C’est-à-dire pas dans la salle ou attendent les soixante personnes mais dans une autre salle ou nous sommes environ cinq personnes a première vue mais comme je voyais double, je ne suis plus trop sure du nombre. C’est tout juste s’il n’y avait pas une serveuse pour proposer un café et des muffins. La moquette était épaisse comme un pull irlandais, les tableaux au mur n’étaient pas des reproductions mais de vraies œuvres d’art, il faisait bon et chaud, les fauteuils étaient moelleux, tellement moelleux que je m’y suis écroulée et à moitié endormie. Pas pour longtemps car le médecin m’a reçu dans le quart d’heure suivant. Je suis passée au check-up en moins d’une heure y compris la prise de sang …. Et pour un verdict que vous connaissez … Donc moins d’une heure après j’étais de nouveau dans la rue, avec 25 dosettes de paracétamol dans le sac et le museau recouvert d’un joli tissu bleu qui me fait passer pour une pestiférée au yeux des autres.

Je crois que je ne vais pas me marrer dans les jours qui suivent. Parce que je suis la spécialiste des fièvres et que la un petit 40 ce n’est pas grand-chose pour ma grAAAande carcasse. Fait c* d’être seule dans ces cas la. Je pourrais téléphoner a Mère qui pourrait traverser l’Atlantique pour venir soigner le dernier rejeton de la famille … Mais il faudrait que je cache la petite boite noire, pis que je range le bordel, pis, pis … ou la j’ai la tête qui tourne rien qu’a cette évocation. Je crois que je préfère agoniser seule dans mon lit.

La pour le coup je vous embrasse. Mais à vrai dire je ne sais plus ce que je fais. Sans nouvelles de MoA d’ici une semaine envoyez les secours et le Consul de l’Ambassade à ma rescousse…

Écrit du fond de mon lit en écoutant les petits angelots qui me parlent au dessus de la tête









Webdesign :