Au Café Le’z Amérique

Eclats

24
nov 2009
12 commentaires

Hier fut une âpre journée. Eprouvante. Vraiment. J’ai tellement pensé et manipulé toutes ces blessures et peurs que je porte en moi. Et puis, il m’est revenu à la mémoire, l’histoire de Guillaume Apollinaire, gravement blessé à la tête durant la guerre de 1914. Ses plus beaux poèmes datent de cette période. Peut-être que toute entaille fait rentrer dans la tête un peu de cette poussière d’étoiles si lumineuse et si différente ? S’agirait-il de retrouver ces éclats la ?

Cette vie que je vis tout les jours maintenant n’est plus réellement la mienne. Enfin si, elle devient mienne petit à petit. Je sais qu’elle pourrait être faite d’une énergie nouvelle, mais je ne la maitrise pas encore. Surtout lorsque s’abat sur moi cette seconde de panique qui me terrasse et me laisse sans souffle au bord du vertige.

Pour celle a l’autre bout du monde, pour les Veilleurs, pour l’avenir …

Cape Cod – 42.05°N, 70.19°W

Balise et phare

Let’s face it. Je suis certes une fille, mais disons que je suis pas THE barbie du siècle, ni même de la décennie. Et la je sais ce que c’est que d’être une vraie fille. Et on dit merci à qui ? Merci a Carolyn et a sa voiture. Elle n’était pas rose … la voiture, pas Carolyn mais suivez un peu.. quoi. Un joli gris métallique. Ca tombait bien. C’est une de mes couleurs préférées. Ca augurait d’une suite plutôt heureuse. Car il faut bien le dire, en ce moment je ne suis pas de force a me prendre d’autres râteaux.

Donc, hier matin je suis aller cherché ce temple de la féminité qu’est une voiture de fille. Et je ne m’étais pas trompée. « Full Equiped » comme ils disent par ici. Nan, je ne parle pas des roues et des jantes, je parle de l’équipement de survie fille. Dans la boite a gants qu’elle a ouvert devant moi pour y chercher les papiers d’assurance, il y a avait tout l’équipement du remaquillage en vol. Je le savais. Elle est trop parfaitement décorée lorsqu’elle arrive au bureau pour qu’elle ne s’adonne pas à cette activité dans la voiture juste avant de franchir les portes de l’Antre. Un monde complet dans ce petit réduit. Ce qui me fait dire que la prochaine fois que je monte dans une voiture, je jette derechef un coup d’œil dans la boite a gants. Ca donne immédiatement une idée de la personnalité de sa propriétaire. Hum et vous … y’a quoi dans la votre ? Lire la suite »

Ne pas fermer la porte. Ne pas fermer définitivement ma porte. Ne pas geler ma vie la. Laisser les larmes couler. Ne pas se cacher derrière des mots. J’écoute en boucle l’ouverture de « La force du destin » de Verdi. Huit minutes treize secondes. Musique létale sans arriver à en changer. Le temps me glisse entre les doigts. Les jours et les nuits passent infernaux. Je dors en tranche de quatre heures entrecoupées de rêves dont les traces me donnent un goût de sable dans la bouche et me laisse le corps étreint comme dans des douves.

Tout cela me jette nez à nez avec ces choses de la vie que je déteste. Trahison, haine, culpabilité, violence, mépris. Tout cela remue aussi tant de mon histoire. J’essaye d’apaiser tant et trop de blessures à la fois. Accepter l’idée à défaut d’en supporter l’émotion. Assise la sur le canapé, je regarde la pluie tomber, j’attends la neige qui ne va pas tarder à arriver. Après les arbres en feuilles. Ca c’est trop loin, trop vague.

Et puis de temps à autre un courrier, une voix qui apaise au téléphone, des bras autour de soi. Toutes ces choses qui me confirment qu’en matière de sentiments, rien ici bas ne sépare les meilleurs des pires. Redoutable et douce re-découverte.

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En relisant quelques unes de mes notes et en effectuant quelques recherches mathématiques je me suis rendue compte d’un phénomène extrêmement déconcertant. Je pense que je dois avoir un coté autiste qui se développe discrètement en moi sans que je m’en rende vraiment compte …. Cela m’entraine parfois à compter le nombre de mots que je vous envoie dans chaque note, et je me suis aperçue que j’avais expédie 22 418 mots depuis que j’ai pris cette très mauvaise habitude de vous raconter ma vie.

Or, c’est la que c’est quasi mystique, il s’est écoulé, depuis que les cent tonnes du monstre d’acier qui venait de me propulser au dessus de l’Atlantique ont touche le sol américain en éliminant au passage neuf cent grammes de caoutchouc a des roues grosses comme des meules de foin, et immobilisant tout ce petit monde, le gros monsieur a cote de moi compris, il s’est écoulé disais-je exactement 28 680 heures. Autrement dit j’ai envoyé environ 0.78 mot toutes les heures depuis cet instant où j’erre dans ce désert d’ice-cream sans gout, d’aspartam, de spray gout Dinde, de Saint-Julien sans alcool et de camembert en conserve … Bon d’accord je l’admet je me suis mise « réellement » a écrire publiquement depuis peu et je suis partie depuis longtemps, et j’en ai noircie des carnets Moleskine … Ca compte aussi .. Lire la suite »