Hier fut une âpre journée. Eprouvante. Vraiment. J’ai tellement pensé et manipulé toutes ces blessures et peurs que je porte en moi. Et puis, il m’est revenu à la mémoire, l’histoire de Guillaume Apollinaire, gravement blessé à la tête durant la guerre de 1914. Ses plus beaux poèmes datent de cette période. Peut-être que toute entaille fait rentrer dans la tête un peu de cette poussière d’étoiles si lumineuse et si différente ? S’agirait-il de retrouver ces éclats la ?
Cette vie que je vis tout les jours maintenant n’est plus réellement la mienne. Enfin si, elle devient mienne petit à petit. Je sais qu’elle pourrait être faite d’une énergie nouvelle, mais je ne la maitrise pas encore. Surtout lorsque s’abat sur moi cette seconde de panique qui me terrasse et me laisse sans souffle au bord du vertige.
