Il est dans certains parcs
A l’écart des villes
D’étranges passantes
Qui s’en vont marcher
Il est dans certains parcs
A l’écart des villes
D’étranges passantes
Qui s’en vont marcher
Pour ceux et celles qui auraient raté le début … oui … oui … je vis bien aux Etats-Unis. Et lorsque j’entends certaines crises d’anti-américanisme primaire cela me donne « juste » envie de clamer haut et fort que j’aime (aussi) ce pays. En fait et pour être tout à fait honnête ce sont ses Etats que j’aime. Et par la, j’entends les états des Etats. Et l’Amérique ce n’est pas seulement les guerres, les autodafés, l’arrogance, la course a l’argent, la violence ainsi que les autres clichées largement véhiculés par certains journalistes ou chroniqueurs a la recherche d’images choc et de pamphlet vitriolé. Non parce que les Etats-Unis c’est aussi un des pays les plus généreux et policé (dans les deux acceptations de ce mots …) que je connaisse.
En ce moment dans mon coin de l’Univers c’est « Election Days ». Et attention il ne s’agit pas d’aller voter pour une seule et unique fonction … non … non … non … Il s’agit de réélire et je vous donne la liste en vrac, le maire, les représentants du District de Columbia auprès du Congrès, les adjoints, les secrétaires et surtout le sheriff du County. Oui … oui … oui … celui la même qui m’arrêtera pour excès de vitesse, atteinte aux bonnes mœurs et autres délits dont je ne connais pas encore la teneur mais que je ne manquerai d’ajouter a la liste de mes dérives sous aucun prétexte. Et il est une chose qui me perturbe profondément depuis mon installation chez le cows-girls unies. Si je n’ai aucun problème avec l’élection de Monsieur le Maire, de ses adjoints voir de sa secrétaire, en revanche il en va tout autrement pour le sherif.
En ce moment je lis des textes, ici ou là. Des textes souvent durs. Il faut parfois des mémoires en béton armé pour supporter des souvenirs comme ça. J’en ai aussi et de même facture. Ils sont derrière moi je les ai apprivoisés. Je le sens sans le savoir, parce que je crois aussi que l’on n’est jamais sûr de rien.
En revanche, je sais qu’ils n’ont pas leur place ici. Ils ne diraient rien ou alors des choses obscures. Je connais mon passé. Du moins la part légèrement caché mais je ne la dis pas. Et puis je ne veux pas les mettre en scène, sous la lumière et je préfère qu’ils s’échappent de moi doucement. Mais pour en arriver la, ce fut une marche épuisante vers la dépossession qui m’a pris plusieurs années.
Ce lait de soleil
Que l’on boit au matin
A le gout inquiet
Des hasards possibles
Et le gai parfum
Des nouveaux départs