Je mélange mes images à ses mots
En foulant la même chaussée
Frémissante sous la pluie
Je mélange mes images à ses mots
En foulant la même chaussée
Frémissante sous la pluie
Sans savoir pourquoi
On commence de nouveau à s’émerveiller
Avec cette extrême fragilité si belle
Tout d’abord elle fut un rêve aux formes encore incertaines telle une flamme fragile qui sautille. Puis peu à peu elle devint musique, ruisseaux de notes et de mots en résonnance qui m’emportaient. Puis elle devint parfum, à la fois subtil et envoûtant, aussi léger qu’une caresse, insondable, impalpable comme un voile de soie. Et puis …
J’écris les yeux fermés pour trouver l’invisible
Tant de mots me manquent
Ceux qui restent se mélangent
Au silence de ton absence
Titre alternatif :
« De l’art consommé de prendre possession de son nouveau bureau »
Trouvant mon nouveau environement de travail quelque peu vide de meubles, j’ai décidée d’aller faire un tour au « Office Depot » local histoire d’acheter une belle étagère coordonnée a mon tout nouveau bureau en pseudo chêne. Armée d’un courage indescriptible, je pénétrai donc dans un gigantesque hangar ou voletaient quelques étourneaux, et respirais enfin a mon aise après avoir affronté les couloirs de démonstration bondées d’américains en extase devant l’intelligence de leurs compatriotes en ce qui concernent l’ameublement de leur bureau. Pour un peu, je me serais presque cru dans un Ikea si les etiquettes accrochés avaient été imprononçables. Et dans les tourments qui m’assaillaient en ce moment, il y avait ce lieu, un lieu de non-décision par excellence, qui somme toute me réconcilie avec l’existence. Ne peut-on, en effet, ramener et se faire rembourser n’importe quoi, n’importe quand ? L’indécis nage donc dans la félicité, ce qui est somme tout mon cas…enfin uniquement rapport aux meubles je précise.