Je ne sais rien
J’écoute simplement mon sang
Qui tourbillonne sur ses pattes
Je ne suis qu’un grand albatros
Dont le cœur écarlate
Est griffé de soleil
Et cicatrisé d’ombre
Je ne sais rien
J’écoute simplement mon sang
Qui tourbillonne sur ses pattes
Je ne suis qu’un grand albatros
Dont le cœur écarlate
Est griffé de soleil
Et cicatrisé d’ombre
Puisque je suis dans la période « Transport en commun » et apres le métro passons a l’avion si vous le voulez bien … Il y a quelques semaines, j’ai du aller faire un petit tour a Boston. Un aller-retour rapide dans un superbe avion de construction Bombardier portant le nom improbable de CRJ-700 … et il m’est venu cette idée de petite note … Je vous la livre avec retard mais non sans gourmandise …
Vous allez croire que je boucle quelque peu en ce moment sur des histoires de transport en commun, mais aujourd’hui il faut que je vous raconte la vie dans le métro de ma ville.
Ce qu’il faut savoir de base, c’est que l’américain en transit, c’est une carpe dans un étang où le paysage trouble et languide est infiniment identique a celui des jours précédents. Et ce paysage n’incite pas à l’esprit d’initiative et certainement pas lorsqu’il s’agit d’aller d’un point A vers un point B en utilisant une voiture souterraine. Pour comparaison, le parisien est plutôt, dans cette évocation piscicole, une truite dans l’eau vive, anticipant chaque obstacle, se laissant couler dans le courant pour, au moment opportun, fouetter l’onde claire et se décaler d’un obstacle mal placé avec un sens aigu du rythme, ce n’est pas de la marche dans les couloirs ca, c’est un concerto de Bach …..Léger, aérien …
Un poème
Quelques pierres habitées
Quelques rythmes
Des mots
Un ensemble ou se récupèrent
Les impossibles possibles
Et les harmonies dissonantes
Un lieu ou vivre est accordée
Ou l’hameçon des peurs n’existe plus