Brèves de comptoir

 

Je déteste les débuts de mois … A un point que vous ne pouvez imaginer. Cela signifie pour moi que pendant une semaine je dois valider quatre dossiers d’audits, vérifier les budgets, courir après mon chef pour les faire signer, lequel a décidé d’appliquer les horaires de travail d’un avocat a la retraite. Pas l’ombre de son costume noir et de sa chemise blanche avant dix heures du matin au mieux … Pas facile tout les jours,

 

Bref c’est ma semaine de soutière de base. Je me sens a l’image des gars dans la chaufferie du Titanic, je nourris « la bête » dans une chaleur étouffante sans voir l’ombre de la lumière et je n’ai pas une Kate Winsley qui passe a proximité dans une petite tenue légère et affriolante pour me faire penser a autre chose.

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J’ai des rechutes. Des errances. Des déchirements. Mes yeux se voilent d’une brume humide à certaines évocations, leur donnant il est vrai une forme de voluptueuse nudité parfois.  J’ai beau tenter de chasser toutes mes belles images, elles restent la plantées devant mes yeux fermés comme un château fort envoûtant sans que je puisse m’en détacher. Le seul problème c’est lorsque j’ouvre les yeux et que s’étale devant moi le néant d’un bureau, submergé de papiers. Le réveil est brutal.  C’est clair, je viens de rentrer dans ma phase « je ne veux plus travailler et je veux rester sous la couette ». C’est un peu tôt dans la saison je trouve … Il va me falloir me reprendre en main rapidement, très rapidement.

 

 

Bien, bon au vu des plaintes reçues, je vous fais une petite brève rapide car ce déménagement au plus prés du pouvoir américain ne se passe pas forcement dans la plus grande des simplicités.  Question logement uniquement je vous rassure.

 

J’ai un vrai statut dans ce beau pays, j’ai un visa de travail, un numéro de sécurité sociale, un permis de conduire (certes du Massachusetts, mais tout de même), je suis donc considérée comme une « Legal Alien », comprendre ici que j’ai le droit de payer mes taxes, mes impôts, d’avoir un compte en banque et de surtout le vider pour faire tourner l’économie américaine. Mais j’ai oubliée une chose essentielle … que dis-je vitale : je ne suis pas totalement surendettée.  Et figurez-vous que les  propriétaires d’appartement à Washington veulent savoir si vous êtes solvables et la tenez-vous bien à vos chaises, a votre lit, a la femme qui partage votre vie, bref tenez-vous a quelque chose. Car si vous n’avez pas de dettes alors vous êtes considérés comme « difficilement solvable ».  Et manque de pot je ne suis pas surendettée au contraire même. Je me débats donc dans une situation ubuesque : pas de dettes pas d’appartement. Si cela continue, je vais finir par me retrouver a  coucher dans les jardins de la Maison Blanche. Il faudrait tout de même que je sache si le petit-déjeuner est compris avant …

 

Je ne vous embrasse pas, ce n’est pas que l’envie qui m’en manque, c’est juste que je vais aller immédiatement acheter deux énormes Hummer (toutes options) et m’endetter pour les vingt-cinq ans à venir … alors peut-être pourrais-je louer un appartement décent  … 

 

 

Avez-vous fait attention que dans le dictionnaire le mot SAOUL précède le mot SOULAGEMENT ? A votre avis doit-on y voir une quelconque connotation ou tout du moins une relation quelconque ?  Un truc de cause à effet ou d’effet a cause ?  Ne parlez pas trop fort ce jour, Dame Cafetière a quelque peu abusée d’excellant Apple Martini et de Chardonnay hier soir …. 

 

 

Mais Dame Cafetière s’en moque … il fait beau, les arbres sont en fleurs … Et la vie est douce avec elle.

Un petit café avec ca ?

 

Felix Mendelssohn – Spring song

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Censure

03
fév 2010
33 commentaires

 

Imaginez le film « Titanic » sans Kate Winset posant nue. « Saving Private Ryan » sans les tripes a l’air ou sans les minutes rouge sang du début. « 9 semaines ½ » sans la scene du frigo ou encore tous les films de Scorsese sans leur deux cents F*ck, F*cking et autres variantes délicates.

 

Et bien voila ce que propose la chaîne de vidéoclub CleanFlicks situe dans l’Utah, fief des traditionalistes Mormons. Son propriétaire, remonte les cassettes avant de les vendre ou de les louer. Je ne suis pas sure que cette chaine disposera d’un rayon gay. Dans l’affirmative, je pense qu’il ne gardera que le générique de fin. Cette affaire me ramène soudainement au début du siècle, quand le clergé coupait les scènes dites licencieuses. Une chose est sur. Je n’irais jamais m’installer en Utah.

 

Un petit café (modifié) avec ca ?

 









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