Brèves de comptoir

Se poser

17
août 2011
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Six mois de semi-errance

Cinq maisons différentes

Dix mille kilomètres au compteur de la voiture

Des pleurs et des grands doutes

Une dizaine de tranches de foie gras englouties

De multiples bouteilles de champagne

Quelques kilos en plus suivi de quelques kilos en moins

Deux visites chez le vétérinaire et zéro chez le toubib

De la pluie et du ciel bleu, du froid et de la chaleur

Des amies enfin retrouvées

Quatre-vingt quinze kilos de bagages transportés

Une centaine d’autres reçus des US

Des doutes qu’en a l’écriture et a ma capacité à y revenir

 

Et puis

 

Cette maison … Notre maison … Ma maison et sa maison

Et toute mes envies qui reviennent lentement

… L’albatros se pose …

  

 

Dans trente jours ce petit morceau de vie va aller rejoindre le sanctuaire virtuel des échanges. L’échéance de conservation du nom « Café des Deux Continents » arrive à expiration. Et moi, je ne sais pas ce que je veux faire … Continuer ? Arreter ? Sauvegarder ailleurs ? Il me reste encore quelques jours encore pour décider …

 

Et en avant pour un exercice de style. Je m’explique. Je me suis fait « taguée » (je n’aime pas trop l’expression mais c’est ainsi) par l’Intrépide. Il s’agissait de lister cinq actions inavouables, ou tout du moins inavouées a la face du Monde entier. Après tout j’aime cette nouvelle forme de cadavres exquis moderne tant que cela n’est pas tout les jours. J’ai donc décidée de jouer le jeu et je me suis donc pliée à cette gymnastique de mémoire …  Le but de l’histoire et d’en exposer  cinq …. J’ai eu donc envie de décliner tout cela …. En cinq sens, les cinq sens : Le gout et l’odorat, le sens cognitif du toucher et les sens de la contemplation : La vue et l’ouïe  … Les voila :

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Un ouragan de catégorie 4 au doux nom de Earl est en approche de la cote est américaine. Sans nouvelles de la Cafetière dans les 3 prochains jours prière d’envoyer les secours sur zone. Je suis facile a reconnaître, a ma droite il y aura un joli et gentil labrador tondu façon puzzle et a ma gauche un lutin malicieux qui ne rêve que de voir des éclairs, de la pluie, des vents démentiels, ainsi que des voitures et des vaches qui volent façon « Twister » !

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Tantine

06
juil 2010
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Si j’aime la poésie, la littérature et l’histoire et très probablement si vous me lisez ce jour c’est d’une certaine manière grâce a elle. Ma tante tant aimée, cette universitaire ardente défenderesse de la poésie et qui a contribué à sauvegarder ces textes si mal traités s’est envolée. Elle est partie rejoindre Appolinaire, Eluard, Breton et Jacob dans cet autre espace .. le ciel des poètes.

 

J’ai toujours admiré son envergure, aussi vaste que lumineuse. Il n’était pas un recoin du monde littéraire et historique qu’elle ne connût de fond en comble. Il n’était pas un projet poétique dont elle ne sût les tenants et les aboutissants. Son énergie était époustouflante. Infatigable, drôle, tenace, exigeante, confiante et audacieusement naïve, elle était toujours aux aguets pour défendre et illustrer la poésie et la littérature. 

 

Debout et alerte, aux aguets des minutes pour aller vers la quintessence des mots, vers l’essentiel, j’ai toujours pensé qu’elle était un morceau de galaxie, une étoile filante, une comète. Et je sais qu’elle brillera et volera pour l’éternité et que je pourrai toujours m’y référer lorsqu’il s’agira d’expliquer le monde, de le défier, de le rêver et de le raconter. Mais comment imaginer qu’elle ne sera plus qu’une image, qu’une voix perçue dans les ténèbres de l’absence, elle qui fut le passeur essentiel pour moi et tant d’autres ?

 

Ma tristesse est profonde et je pleure son sourire, sa force et son élégance.