Je ne suis plus de cette terre
L’amour est a mon altitude
Et ses nuages sous mes mains
Laisse la buée des doux rêves
Se condenser en un parfum enivrant
Je ne suis plus de cette terre
L’amour est a mon altitude
Et ses nuages sous mes mains
Laisse la buée des doux rêves
Se condenser en un parfum enivrant
< Parce que au milieu de toute cette tension, j’ai besoin d’a-venir >
On quitte des lieux pour aller vers d’autres rivages
De pales lumières en lumières éclatantes
De voix étrangère en voix confidente
De calanques en baies
Sans limites
Arriver
Pourquoi tu écris ?
Je n’en sais rien. Je sais seulement que je le fais. Et que c’est une des choses les plus difficiles que je n’ai jamais faite. Pas toujours certes, mais tout de même. Je brasse les temps, mes peurs et mes joies. Je fais de mon passé un futur, et de l’avenir des souvenirs lumineux. J’écris pour le souffle que cela me procure et pour respirer un peu mieux … après.
Qu’est-ce que tu écris ?
Je n’en sais rien. Je sais seulement que ce ne sont pas des histoires et pas complètement mon histoire. C’est plutôt un mouvement. Presque toujours le même. Et une attente. L’attente que quelque chose me quitte. Qu’il soit amusant ou torturé. Avec ce désir souterrain qui me happe en une sorte d’élan obstiné. Ce temps d’écriture …. cette sorte de buée qui vient se coller aux parois de mon crâne, des mes yeux, et qui se condense dans une phrase. Archipel des mots, récifs du verbe, dangerosité des passes, mais toujours avec cette sorte de jouissance ténébreuse.
Tout est merveilleux en ce moment mais tout n’est pas forcement facile. Certes l’image est un peu fatiguée mais elle est vraie en tout les cas pour moi. Ma vie est une sorte de ligne pas vraiment droite, coupée par une succession de carrefours et de croisées des chemins. Je fais des choix vécus sans aucun regret mais qui laissent parfois en moi des tensions inquiètes, des frémissements intérieurs et bien trop souvent des questions retenues par délicatesse ou par peur. Je ne suis pas une femme de tout repos et je m’aperçois que je ne suis pas la seule, je m’en rends particulièrement compte depuis que je vous lis.
Tous vos textes, vos commentaires recèlent l’inventaire des bonheurs et des malheurs de la Vie. Ils disent l’amitié, la tendresse, l’amour, le doute et les peurs. Ils sont aussi textes de mémoire, de couleurs, de parfums, de sonorité. Leur lecture m’apprend aussi à découvrir de nouveaux endroits privilégies ou me ressourcer et auxquels je n’avais pas pensé. Ce sont des espaces souvent enveloppés de lumière bleue, des lieux de brumes légères, de douce rumeurs, de figues mûres gorgées de soleil, de soleil éclatant, de cigales, de musiques particulières …