Au Café Le'z Atlantique

 

Pourquoi tu écris ?

Je n’en sais rien. Je sais seulement que je le fais. Et que c’est une des choses les plus difficiles que je n’ai jamais faite. Pas toujours certes,  mais tout de même.  Je brasse les temps, mes peurs et mes joies.  Je fais de mon passé un futur, et de l’avenir des souvenirs lumineux. J’écris pour le souffle que cela me procure et pour respirer un peu mieux … après.

 

Qu’est-ce que tu écris ?

Je n’en sais rien. Je sais seulement que ce ne sont pas des histoires et pas complètement mon histoire. C’est plutôt un mouvement. Presque toujours le même. Et une attente. L’attente que quelque chose me quitte. Qu’il soit amusant ou torturé. Avec ce désir souterrain qui me happe en une sorte d’élan obstiné. Ce temps d’écriture …. cette sorte de buée qui vient se coller aux parois de mon crâne, des mes yeux, et qui se condense dans une phrase. Archipel des mots, récifs du verbe, dangerosité des passes, mais toujours avec cette sorte de jouissance ténébreuse.   

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Tout est merveilleux en ce moment mais tout n’est pas forcement facile.  Certes l’image est un peu fatiguée mais elle est vraie en tout les cas pour moi. Ma vie est  une sorte de ligne pas vraiment droite, coupée par une succession de carrefours et de croisées des chemins.  Je fais des choix vécus sans aucun regret mais qui laissent parfois en moi des tensions inquiètes, des  frémissements intérieurs et bien trop souvent des questions retenues par délicatesse ou par peur. Je ne suis pas une femme de tout repos et je m’aperçois que je ne suis pas la seule, je m’en rends particulièrement compte depuis que je vous lis.

 

Tous vos textes, vos commentaires recèlent l’inventaire des bonheurs et des malheurs de la Vie. Ils disent l’amitié, la tendresse, l’amour, le doute et les peurs. Ils sont aussi textes de mémoire, de couleurs, de parfums, de sonorité. Leur lecture m’apprend aussi à découvrir de nouveaux endroits privilégies ou me ressourcer et auxquels je n’avais pas pensé.  Ce sont des espaces souvent enveloppés de lumière bleue, des lieux de brumes légères, de douce rumeurs, de figues mûres gorgées de soleil, de soleil éclatant, de cigales, de musiques particulières  …   

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Soleil sur Washington, température presque accablante et quartette Mailander … calme et doux, comme une brise d’été rafraichissante. Violons, altos, violoncelles une partition a multiples mains se jouant de toute les difficultés et apportant toute cette légèreté et cette sensibilité a l’ensemble. C’est amusant cela fait longtemps que je l’avais entendu … Ca c’est le problème ou le bonheur de la lecture aléatoire d’Itunes. Je ne sais pas si cela est la lecture de l’article de Lily … mais mes rapprochement sont picturaux ce matin …

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Seconde, minute et heures

 

Il y a cette seconde où les peaux se touchent juste a l’endroit du désir, et ou l’on ressent alors ce vertige comme si la lumière était absorbée  par cette rencontre. Il y a cette minute ou l’on dépose toutes ses envies au creux des mains de l’autre et où l’on partage ces désirs infinis qui guident les lèvres.  Et il y a ces heures ou tout tremble et vacille aux creux de nos reins.

 

 

 

Il était temps … Parce que je crois que j’avais fini par me perdre dans cet isolement familial et meme s’il était plutôt pas mal mon joli placard. Mais à la longue cela finissait par peser trop lourdement. Et puis il y a eu cet instant où l’on m’a « expliqué » avec beaucoup de tendresse et ou je me suis (enfin) rendu compte qu’il ne me fallait pas du courage mais juste une envie …  Alors je l’ai fait. Depuis, les communications sont rompues. Plus de son et plus d’images.

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