Pourquoi tu écris ?
Je n’en sais rien. Je sais seulement que je le fais. Et que c’est une des choses les plus difficiles que je n’ai jamais faite. Pas toujours certes, mais tout de même. Je brasse les temps, mes peurs et mes joies. Je fais de mon passé un futur, et de l’avenir des souvenirs lumineux. J’écris pour le souffle que cela me procure et pour respirer un peu mieux … après.
Qu’est-ce que tu écris ?
Je n’en sais rien. Je sais seulement que ce ne sont pas des histoires et pas complètement mon histoire. C’est plutôt un mouvement. Presque toujours le même. Et une attente. L’attente que quelque chose me quitte. Qu’il soit amusant ou torturé. Avec ce désir souterrain qui me happe en une sorte d’élan obstiné. Ce temps d’écriture …. cette sorte de buée qui vient se coller aux parois de mon crâne, des mes yeux, et qui se condense dans une phrase. Archipel des mots, récifs du verbe, dangerosité des passes, mais toujours avec cette sorte de jouissance ténébreuse.
