Faire les 180 kilomètres qui me séparent de Cape Cod. Du bout de cette presqu’ile, de ce bras presque physique et fraternel qui entoure ma déchirure et la garde a l’intérieur. Se souvenir de ceux qui le furent en France tout autant fraternels tout autant non physiques. Avaler un café face à la mer. Enfermer la blessure là-bas. Cautériser immédiatement la plaie au fer rouge. Puis geler cette partie de moi pour éviter que tout ne déborde et que je sois incapable de gérer ce flot. Regarder en face, plus loin que l’horizon. Vers la France. Repartir dans l’autre sens. 180 kilomètres le long de la côte. Avaler Hyannis, Plymouth, Duxbury, Cohasset. Ne pas, ne plus raconter cette douleur ici. De toute manière je n’ai jamais été douée pour exprimer les déchirures. Quel qu’elles soient. Mon cœur brisé, je vais le garder pour moi et puis je vais mettre les clefs dans le contact. Démarrer vite, très vite. Rouler vite, très vite. Vers la mer.
D’ici,loin, au delà de ton horizon , une embrassade, malheureusement virtuelle, pour toi et ton coeur brisé.
AH LA LA…..pffffffffffffff
oui, les paroles réconfortantes ne font malheureusement pas partie de mes compétences, mais l’intention y est ( et paraît que c’est ce qui compte)
J’espère que cette petite escapade t’auras permis de t’apaiser un peu et t’auras fait du bien.
Py un blog c’est fait pour raconter ce qui se passe dans ta vie alors ne te censure pas, en plus souvent l’écriture ça fait du bien
Sur la plage de Cape Cod il y a un câble qui plonge dans la mer. C’est le premier câble du télégraphe qui a relié la France aux Etats-Unis. Prenez-le, secouez-le, tordez-le, défoulez vous ! Mais ne roulez pas si vite en rentrant. Pensez à vous (et à votre permis…)
Les mots ne veulent plus dire grand chose, mais écoute juste l’océan te murmurer à l’oreille que de l’autre côté de son immensité, réconfort et chaleur essaient de traverser…
Juste quelques mots pour (par un réseau complexe de fils, d’ondes, de pixels, et je suis sure qui doit bien traîner là-dedans une part de magie) t’apporter mon soutien dans cette tempête. En espérant, qu’au bout du ‘cap aux morues’ (ça m’a scié de l’apprendre), à travers le ciel brumeux, tu as aperçu au loin un phare pour te ramener à bon port … en tout cas nous on clignote sévère dans les commentaires de ToA. ; – )
Merci a vous pour les cables, les phares et les lumieres.