… Washington D.C. – Gay Pride …

Elles a des mains souples aux douces marbrures. Elles me fascinent quant elles se saisissent d’un crayon. Il y a une puissance et une grâce qui s’en dégagent, simplement dans le geste de prendre avec cette sorte de conviction calme. L’évidence d’un accord secret entre sa main, le crayon et ses idées. La nécessite invincible et sereine de l’auteur. Elle anticipe l’adhérence avec l’outil, qu’elle épouse d’un geste sûr et clair en en éprouvant le contact. Alors tout son corps devient sa main. Puissance et grâce pures dans un geste qui ne demande de compte à personne, un geste libre presque sensuel et toujours amoureux. Alors, le temps n’existe plus, car c’est celui de la rencontre et des premiers silences échangés.
Vraiment la race humaine fait beaucoup avec peu parfois. Le musicien n’a que sept notes, le mathématicien n’a que dix chiffres, les artistes n’ont que deux lignes, et moi uniquement ma dialectique … Nous sommes finalement des êtres extraordinaires et très admirables de pouvoir faire autant de choses avec si peu …