Archive pour avril, 2010

  

Première manche  

Etat du Maryland : 1 – La Cafetière : 0 

  

Au delà d’être sans domicile fixe depuis quelques mois, je suis en train de friser l’expulsion du territoire américain. Je vous raconte … Par une belle journée de printemps, j’ai emmenée le petit lutin découvrir les charmes cachés des States Parks américains de l’Etat du Maryland. Une sorte de promenade que j’imaginais bucolique et légère. Pour celles qui n’imaginent pas a quoi ressemble un State Park, il  s’agit d’une sorte de carré de verdure plus ou moins grand géré par l’Etat et donc sillonné par des voiture de police qui tel de gigantesques radars sur roues hyper sophistiqués vérifient qu’aucune infraction aux bonnes mœurs comme au règles drastiques du parc ne soit commises par des inconscients qui n’auraient pas mesuré le risque pris lorsque l’on flirte  avec la législation américaine … 

  

Sauf que le State Park du Maryland c’est ridicule, Pour vous donnez une idée disons que cette petite languette de terre est séparé en deux parties distinctes. La première étant le parking (qui occupe tout de même 70% de l’espace du dit parc) et le reste étant occupé par un simili de plage reconstruite (et qui occupe donc parce que vous êtes super fortes en calcul mental 30% de l’espace). Plage qui n’en a que le nom par ailleurs et qui dispose a droite  d’une vue imprenable sur l’auto-pont reliant l’état du Maryland a celui du District de Colombia et sur la gauche l’entrée de la baie de Chesapeake (a vos souhaits) ou naviguent nonchalamment tel des jonques a la dérive des super tankers rouillés battant pavillons de complaisance divers. Tout cela sur fond d’américains braillards, ivres de barbecues et de bières. En deux mots, vous m’avez compris j’avais choisi la plus belle des balades romantique.  Veuillez noter que je sais faire mieux de temps à autre tout de même, enfin la n’est pas l’histoire.   

Lire la suite »

 

Pourquoi tu écris ?

Je n’en sais rien. Je sais seulement que je le fais. Et que c’est une des choses les plus difficiles que je n’ai jamais faite. Pas toujours certes,  mais tout de même.  Je brasse les temps, mes peurs et mes joies.  Je fais de mon passé un futur, et de l’avenir des souvenirs lumineux. J’écris pour le souffle que cela me procure et pour respirer un peu mieux … après.

 

Qu’est-ce que tu écris ?

Je n’en sais rien. Je sais seulement que ce ne sont pas des histoires et pas complètement mon histoire. C’est plutôt un mouvement. Presque toujours le même. Et une attente. L’attente que quelque chose me quitte. Qu’il soit amusant ou torturé. Avec ce désir souterrain qui me happe en une sorte d’élan obstiné. Ce temps d’écriture …. cette sorte de buée qui vient se coller aux parois de mon crâne, des mes yeux, et qui se condense dans une phrase. Archipel des mots, récifs du verbe, dangerosité des passes, mais toujours avec cette sorte de jouissance ténébreuse.   

Lire la suite »

Sommeil

14
avr 2010
8 commentaires

 

 

 

 

 

Elle dort enroulée

Immobile et silencieuse

 

Je la vois nue dans sa tiédeur

Ou les secrets de ses rêves

Sont réfugies au fond de son cœur

Mêlés au pas de son sang qui danse

Sous ma main

 

Lire la suite »

 

J’ai des rechutes. Des errances. Des déchirements. Mes yeux se voilent d’une brume humide à certaines évocations, leur donnant il est vrai une forme de voluptueuse nudité parfois.  J’ai beau tenter de chasser toutes mes belles images, elles restent la plantées devant mes yeux fermés comme un château fort envoûtant sans que je puisse m’en détacher. Le seul problème c’est lorsque j’ouvre les yeux et que s’étale devant moi le néant d’un bureau, submergé de papiers. Le réveil est brutal.  C’est clair, je viens de rentrer dans ma phase « je ne veux plus travailler et je veux rester sous la couette ». C’est un peu tôt dans la saison je trouve … Il va me falloir me reprendre en main rapidement, très rapidement.

 

 

Bien, bon au vu des plaintes reçues, je vous fais une petite brève rapide car ce déménagement au plus prés du pouvoir américain ne se passe pas forcement dans la plus grande des simplicités.  Question logement uniquement je vous rassure.

 

J’ai un vrai statut dans ce beau pays, j’ai un visa de travail, un numéro de sécurité sociale, un permis de conduire (certes du Massachusetts, mais tout de même), je suis donc considérée comme une « Legal Alien », comprendre ici que j’ai le droit de payer mes taxes, mes impôts, d’avoir un compte en banque et de surtout le vider pour faire tourner l’économie américaine. Mais j’ai oubliée une chose essentielle … que dis-je vitale : je ne suis pas totalement surendettée.  Et figurez-vous que les  propriétaires d’appartement à Washington veulent savoir si vous êtes solvables et la tenez-vous bien à vos chaises, a votre lit, a la femme qui partage votre vie, bref tenez-vous a quelque chose. Car si vous n’avez pas de dettes alors vous êtes considérés comme « difficilement solvable ».  Et manque de pot je ne suis pas surendettée au contraire même. Je me débats donc dans une situation ubuesque : pas de dettes pas d’appartement. Si cela continue, je vais finir par me retrouver a  coucher dans les jardins de la Maison Blanche. Il faudrait tout de même que je sache si le petit-déjeuner est compris avant …

 

Je ne vous embrasse pas, ce n’est pas que l’envie qui m’en manque, c’est juste que je vais aller immédiatement acheter deux énormes Hummer (toutes options) et m’endetter pour les vingt-cinq ans à venir … alors peut-être pourrais-je louer un appartement décent  …