Archive pour novembre, 2009

Pour celle a l’autre bout du monde, pour les Veilleurs, pour l’avenir …

Cape Cod – 42.05°N, 70.19°W

Balise et phare

Let’s face it. Je suis certes une fille, mais disons que je suis pas THE barbie du siècle, ni même de la décennie. Et la je sais ce que c’est que d’être une vraie fille. Et on dit merci à qui ? Merci a Carolyn et a sa voiture. Elle n’était pas rose … la voiture, pas Carolyn mais suivez un peu.. quoi. Un joli gris métallique. Ca tombait bien. C’est une de mes couleurs préférées. Ca augurait d’une suite plutôt heureuse. Car il faut bien le dire, en ce moment je ne suis pas de force a me prendre d’autres râteaux.

Donc, hier matin je suis aller cherché ce temple de la féminité qu’est une voiture de fille. Et je ne m’étais pas trompée. « Full Equiped » comme ils disent par ici. Nan, je ne parle pas des roues et des jantes, je parle de l’équipement de survie fille. Dans la boite a gants qu’elle a ouvert devant moi pour y chercher les papiers d’assurance, il y a avait tout l’équipement du remaquillage en vol. Je le savais. Elle est trop parfaitement décorée lorsqu’elle arrive au bureau pour qu’elle ne s’adonne pas à cette activité dans la voiture juste avant de franchir les portes de l’Antre. Un monde complet dans ce petit réduit. Ce qui me fait dire que la prochaine fois que je monte dans une voiture, je jette derechef un coup d’œil dans la boite a gants. Ca donne immédiatement une idée de la personnalité de sa propriétaire. Hum et vous … y’a quoi dans la votre ? Lire la suite »

Le ciel est laiteux. De ce blanc annonciateur de neige. Même si je sais que cela est bien trop tôt dans la saison. J’ai rendue les armes. J’ai dormie d’une traite pendant des heures. En me réveillant, j’ai branchée comme a mon habitude la musique en mode lecture aléatoire. Le son a jaillit des baffles. La septième. Ludwig van Beethoven. J’ai décodée une partie de ma vie à travers cette musique. J’ai déchiffré et entendu vos mots sur les miens ….

Puis, il y a eu comme un bruit sourd en moi. Je n’en mourrais pas. Non c’est sur. Je vais encore en souffrir encore. Oui ca aussi. J’ai retrouvé mes mots exsangues mais vivants. J’ai rassemblé finalement mon mètre soixante-quinze découpé en morceaux. La vie revient en éclair parfois. Accrocher une agrafe supplémentaire à mon âme. Sourire en pensant que la musique a toujours finie par être bienveillante avec moi. Sourire en pensant que tous les petits cailloux et tous les Veilleurs le sont aussi. Merci.

Première étape, parce que on va y aller tranquillement tout de même hein, allez passer la troisième épreuve de ce permis de conduire cette après-midi … et venir vous raconter comment au moins a ca, je fût une bête. Enfin j’espère.

Ne pas fermer la porte. Ne pas fermer définitivement ma porte. Ne pas geler ma vie la. Laisser les larmes couler. Ne pas se cacher derrière des mots. J’écoute en boucle l’ouverture de « La force du destin » de Verdi. Huit minutes treize secondes. Musique létale sans arriver à en changer. Le temps me glisse entre les doigts. Les jours et les nuits passent infernaux. Je dors en tranche de quatre heures entrecoupées de rêves dont les traces me donnent un goût de sable dans la bouche et me laisse le corps étreint comme dans des douves.

Tout cela me jette nez à nez avec ces choses de la vie que je déteste. Trahison, haine, culpabilité, violence, mépris. Tout cela remue aussi tant de mon histoire. J’essaye d’apaiser tant et trop de blessures à la fois. Accepter l’idée à défaut d’en supporter l’émotion. Assise la sur le canapé, je regarde la pluie tomber, j’attends la neige qui ne va pas tarder à arriver. Après les arbres en feuilles. Ca c’est trop loin, trop vague.

Et puis de temps à autre un courrier, une voix qui apaise au téléphone, des bras autour de soi. Toutes ces choses qui me confirment qu’en matière de sentiments, rien ici bas ne sépare les meilleurs des pires. Redoutable et douce re-découverte.

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Chimie

16
nov 2009
2 commentaires

J’ai fait couler un bain et j’y est plongée jusqu’à ce que l’eau devienne froide, presque glacée. Jusqu’à ce que cela me réveille. Parce qu’il va bien falloir que je cesse d’être un loup qui se mange la patte pour sortir du piège. Arrêter un instant le tumulte de ma tête, toutes ces questions, ce bruit, cette douleur morale et physique. Repartir en arrière non de tout ce pan de ma vie qui vient de s’effondrer. Revenir bien avant. Bien avant « Elle ».

Juste pour rechercher cette sensation. M’y caler. Respirer. Essayer de la garder dans mon cœur et dans mon ventre. Remplacer ce feu qui me hante par celui qui apporte la paix. Ne pas garder en mémoire ce qui sème les cendres, mais garder que les allumeurs de feu. La main que l’on pose sur « l’autre », son sourire, ses mots, ses attentes, ses désirs. Ne garder que cet essentiel, ce générique. Ouvrir mon cœur et ne pas le retenir. Se souvenir de mes éclats de rire, des feux d’hiver. Me souvenir que j’aime les mots, les sensations et les émotions. Me souvenir de la mer … en sentir enfin mon âme un peu apaisée. Lire la suite »