Cher(e)s neuf lecteur(ice)s attentifs a ma petite vie et ayant laissé une trace de votre passage sous forme de commentaires, vous vous demandez sans aucun doute comment je fais pour écrire « intellectuellement » mes bafouilles ? (Cf: cet article .. ici ..) . Je suis sure que cette énigme vous a tous obsédé durant plus d’une semaine d’intenses questionnements ? Je n’en doute pas un seul instant.
Et bien la réponse tient en un seul mot magique … BlackBerry … Objet de communication ultra moderne, large comme un toast grillé, équipé d’un clavier et d’un écran grand format ainsi que d’un «TrackBall». Petite précision concernant le «TrackBall».
Sous ce nom étrange se cache un tout petit bouton blanc et souple qui réagit promptement a votre doigt et qui se déplace avec précision de gauche a droite et de haut en bas si on le manipule avec dextérité et délicatesse. Quoi ? Ça vous rappelle quelque chose … Rhooooo franchement vous avez de drôles idées … Reprenons nous, un peu de sérieux s’il vous plait. Vous n’allez pas être déconcentrés dès les premières lignes tout de même.
Donc, le BlackBerry est l’outil de respectabilité essentiel de l’américain de la Côte Est. Même que le Commander In Chief du pays des Cows Girls unies et accessoirement des Cows Boys, il en a un c’est tout dire. Du coté Côte Ouest ils sont plutôt IPhone, question de « cool attitude » probablement. Quant à ce que les américains appellent poétiquement le FOZ (Fly Over Zone), c’est-à-dire tout ce qui est compris entre les deux côtes,et bien eux, ils communiquent pas … ils envoient des signaux de fumée
Bref, un BlackBerry c’est le couteau suisse des téléphones. Il a une application pour tout : recevoir et émettre les emails, organiser votre vie trépidante faite de trente rendez-vous par jour, surfer sur le web, guider la voyageuse égarée que je suis via GPS, envoyer des commentaires sur les blogs des copines de jeu plus rapidement que Lucky Luke lorsqu’il dégaine son flingue…. En un mot multitaches.
Mais surtout il permet de commencer les articles de ce blog en avion, dans le métro et pendant les réunions ou je m’emmerde ferme et tout cela en me donnant un look de femme très mais alors très très très occupée..
Le problème étant que l’on devient vite accro et totalement dépendant. Ce n’est pas pour rien que son diminutif c’est BB. C’est un vrai marmot, incapable de vivre tout seul si vous le nourrissez pas un brin tout les jours. Oh, bien entendu il n’y a pas les couches, les biberons a quatre heures du matin et le passage par la case pédiatre … Sauf si l’on considère le réparateur de touche cassée comme le toubib … Soyons honnête, je suis completement aliénée. Et je n’arrive pas à couper le cordon ombilical depuis le début de notre relation fusionnelle.
La preuve ? Le premier geste de ma journée consiste a allumer l’objet et a vérifier les emails au cas ou durant ma courte nuit, le ciel ne me soit tombé sur la tête et que bien entendu le grand Ordonnateur eût trouvé nécessaire de m’en informer personnellement au cas ou je ne m’en soit pas rendue compte ….
Le deuxième problème c’est l’extrême fragilité de ce concentré de technologie. Pour ma part j’en suis à BB the Quatrième. A ce rythme la je vais bientôt détrôner les rois de France !!!
- Le premier a trouvé une fin atroce, explosé sur le pseudo marbre d’un hôtel de Philadelphie
- le deuxième est tombé dignement et avec les honneurs au combat. La touche « . » n’ayant pas résisté a ma passion des points de suspension dans mes divers courriers
- Quant au troisième, ah le troisième, il a connu une fin glorieuse et flamboyante. Il a chu dans la baignoire mais ce n’était pas de ma faute.
Il faut tout de même que je vous raconte, vu que nous sommes que neuf et que donc nous tenons tous sur le canapé vert d’eau du salon. Un jour je me suis retrouvé toute habillé plongée dans une baignoire a parfaite température et disons en bonne compagnie. Sauf que, la dite bonne compagnie avait comme oubliée une étape essentielle : celle de passer pas la case « tenue d’Eve ». Ce n’était pas très grave pour mon short et mon polo ni même pour ma montre, mais en revanche pour ce cher téléphone, ce fût une autre histoire.
Malgré mes tentatives de réanimation au sèche cheveux suivi d’un bouche a bouche intense Je parle du téléphone, pas de la bonne compagnie, m’enfin il n’est malheureusement jamais revenu a la vie .. Du coup je suis retournée dans la baignoire parce que bon, une fois trempée et quitte a réaliser un des fantasmes de ma vie, je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. Et nooOOOOOoon je ne raconterai pas la suite de mes banales obsessions … Plus tard …. Oui …oui …. Il reste 330 jours on a le temps. Je vais m’y mettre lorsqu’il restera 8 jours.
J’avoue que je n’ai jamais expliqué a la chère entreprise qui me fournit en travail, heures supplémentaires, bazar a gérer en tout genre mais aussi en BlackBerry, le coup du plongeon… Cela m’aurait obligé a briser la loi du « Don’t Ask, Don’t Tell ». Et la franchement pour le moment j’ai pas trop envie.
Autant l’assumer, mon BB c’est un peu ma bouteille d’oxygène portative, MA chose mais TmP commence a ne plus supporter les tick-tick-tick-tick des touches a deux heures du matin lorsque je ne peux fermer les yeux pour cause de décalage horaire et que je réponds a divers courriers ou que je vous prépare avec affection l’article suivant. Je comprends parfaitement que tenter de dormir à cote d’un pivert insomniaque n’est pas évident toutes les nuits. BlackBerMerde, c’est la définition de TmP. Je crois que mon couple « a temps partiel » ne supportera plus longtemps la concurrence de la diode rouge qui clignote tel de petits yeux démoniaques et qui me vampirisent … You’ve got mail, please read me, read me …. Et je sens poindre l’engeulade majeure …. Pfeuuu … C’est pas marrant ma vie tout les jours.
Je ne vous embrasse pas c’est pas l’envie qui m’en manque mais la j’ai les deux mains occupées a tapoter et puis j’ai un avion a prendre m’oui, m’oui … je rentre trois jours au pays de la vraie baguette …
Écrit partiellement en réunion, dans l’avion, dans le taxi, sur mon canapé avant que vous le ne squattiez gentiment, au fond de mon lit et dans une salle d’embarquement.….